Quel est le meilleur ETF NASDAQ 100? - Analyse complète

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Le meilleur ETF Nasdaq 100. Qu'il s'agisse d'investir dans un PEA ou un CTO il est important de choisir l'ETF le plus optimal.

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Quel est le meilleur ETF NASDAQ 100? Cet indice américain est composé des 100 plus grosses entreprises non financières cotées au Nasdaq. Il est souvent associé aux valeurs des nouvelles technologies bien que non exclusif à ce secteur. La capitalisation boursière de l’indice Nasdaq 100 est de 18,000 milliards d’USD (Fin novembre 2021).

Le Nasdaq 100 présente une forte concentration. Au jour où j’écris ces lignes, les 7 plus grosses capitalisations de l’indice: Apple, Microsoft, Amazon, Tesla, Alphabet (Google), et Meta Platform (Facebook) représentent 52% de la capitalisation boursière de l’indice (Nov. 2021). Investir dans un ETF (tracker) répliquant l’indice Nasdaq 100 vous donnera un biais d’exposition très important sur ces principales valeurs. Ces sociétés et leurs services sont omniprésents dans nos vies quotidiennes. Qui plus est, nous sommes en grande partie dépendants de leurs technologies. Ainsi, exposer une partie de son patrimoine à ces valeurs semble tout à fait pertinent. Un portefeuille diversifié peut difficilement faire l’impasse sur les valeurs des nouvelles technologies représentées notamment par l’indice Nasdaq 100.

Les ETF indexés sur le Nasdaq sont une solution intéressante et simple pour allouer une partie de son portefeuille à cet indice comme nous allons le voir dans cet article. Nous aborderons la question de la redondance entre investir dans un ETF S&P 500 et un ETF Nasdaq 100. Nous regarderons également les raisons qui peuvent justifier la diversification d’un portefeuille US en associant un ETF Nasdaq 100 à un ETF S&P 500. Enfin, l’objectif final sera de déterminer quel est le meilleur ETF Nasdaq 100 pour un investisseur européen en général et pour un français en particulier. Le cas particulier de l'investisseur français venant de la disposition spécifique liée au PEA et à l’éligibilité conditionnelle de certains ETF.

L'ensemble des données ayant servi à la réalisation de cette article ainsi que le comparatif des différents ETF Nasdaq 100 est disponible en téléchargement ici (accès réservé aux abonnés).

S&P 500 versus Nasdaq 100 - Quelles différences?

Cet article constitue le second article d’application sur le thème des ETF. Le premier était une analyse complète pour identifier le meilleur ETF SP500 dont je vous recommande la lecture préalable à celui-ci. Si vous voulez comprendre plus précisément les subtilités des ETF, nous avons publié un dossier complet sur le sujet.

Pour mieux comprendre la différence entre le SP500 et le Nasdaq 100 nous allons réaliser une analyse rapide au travers de 4 critères.

Biais sectoriel

L’indice SP500 est un indice à base large comparé au Nasdaq 100. En effet, le SP500 est constitué de 5 fois plus d’actions. De plus, comme nous l’avons évoqué, le Nasdaq 100 est très concentré dans 7 valeurs principales. Voici quelques chiffres importants (en date de Novembre 2021):

  • 95% de l’indice Nasdaq 100 est représenté dans le SP500
  • Les valeurs du Nasdaq 100 représentent 43% de l’indice SP500
  • Les 7 principales valeurs de l’indice SP500 représentent 27% contre 52% pour le Nasdaq 100 (à noter qu’il s’agit des mêmes sociétés)

La diversification sectorielle est beaucoup plus importante dans le S&P 500 comme le montrent les deux graphiques ci-dessous. Investir dans le Nasdaq 100 introduit donc un biais sectoriel important en faveur des technologies de l’information.

Répartition sectorielle Nasdaq 100

Répartition sectorielle de l'indice Nasdaq 100

Répartition sectorielle S&P 500

Répartition sectorielle de l'indice S&P 500

Historique des performances

Le graphique ci-dessous montre la performance comparée des deux indices sur un peu plus de 20 ans. La forte popularité de l’indice Nasdaq 100 s’est surtout établie au cours de ces 5 dernières années en raison de la sur-performance notable par rapport au S&P 500.

Performance historique S&P 500 et Nasdaq 100 Dividendes réinvestis

Performance S&P 500 et Nasdaq 100 Dividendes réinvestis

Volatilité

Afin de pouvoir apprécier la sur-performance du Nasdaq 100 par rapport au S&P500, nous devons au préalable calculer des éléments de risques afin de normaliser les performances. Pour cela j’ai calculé des indicateurs de volatilité pour les deux indices ainsi que le ratio de ces volatilités. Les résultats sont présentés sur les graphiques ci-dessous.

Volatilité Nasdaq 100 et S&P 500

Volatilité Nasdaq 100 et S&P 500

Ratio des volatilités Nasdaq 100 et S&P 500

Ratio des volatilités Nasdaq 100 et S&P 500

L’analyse des résultats montre que la volatilité de l’indice Nasdaq est presque systématiquement supérieure à la volatilité du SP500. Dis autrement l’indice Nasdaq 100 apparait plus risqué que l’indice S&P 500. Ce résultat était prévisible, l’indice S&P500 étant un indice plus diversifié sectoriellement et à base beaucoup plus large.

Beta de l’indice Nasdaq par rapport à l’indice S&P 500

Pour ce dernier critère j’ai choisi de calculer le beta de l’indice Nasdaq 100 TR par rapport à l’indice S&P500 TR de référence. Le beta d’un actif financier nous renseigne sur la mesure de risque d’un actif par rapport à un indicateur de référence. Une valeur de beta supérieure à 1 indique un risque plus élevé que la référence (souvent caractérisée par le marché). Une valeur inférieure à 1 indique un risque plus faible.

Voici ci-dessous les résultats obtenus.

Nasdaq 100 Beta vs SP 500

Beta Nasdaq 100 vs S&P 500

Avant la crise de 2008, le Nasdaq 100 pouvait clairement être considéré comme plus risqué que le S&P 500. Plus récemment, le constat est moins évident. La valeur moyenne du beta oscille autour de 1 depuis 2008 pour une valeur moyenne très légèrement supérieure à 1. En conséquence l’indice Nasdaq présente un profil de risque relativement similaire au S&P 500 selon le facteur beta.

Conclusion

Le choix de l’indice Nasdaq par rapport au SP500 induit un biais sectoriel important sur le secteur des technologies de l’information. Cela implique un profil de risque plus important pour l’investisseur. La volatilité historique du Nasdaq 100 a été supérieure à celle du S&P 500. Investir dans le Nasdaq 100 augmente donc le profil de risque du portefeuille par rapport à un investissement dans le SP500. Cette prime de risque a été largement récompensée au cours des 5 dernières années par une large sur-performance du Nasdaq 100 par rapport au SP500.

La hausse de l’inflation et la concentration sectorielle sont à appréhender avec prudence pour les années à venir afin de mitiger les risques. Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures… A ce titre, il me semble plus pertinent d’allouer une part prépondérante de son portefeuille au SP500.

Rappel concernant les frais des ETF

Comme nous l’avions abordé dans les précédents articles techniques, comparer les ETF en se basant sur les frais de gestion communiqués par les sociétés émettrices des différents ETF est une erreur importante! Les frais de gestion ne vous informent en rien sur les frais réels des ETF. Pour connaître le coût réel d’un ETF, il vous faut calculer vous-même ces frais sur la base de la déviation de la NAV (valeur nette de reconstruction de l’ETF) avec l’indice sous-jacent que vous souhaitez répliquer.

Attention car beaucoup de sites internet de vulgarisation financière comparent les ETF sur la base des frais de gestion. Cette façon de faire est fausse et non pertinente. Leurs auteurs n’ont pas vraiment compris le fonctionnement des ETF qui est beaucoup plus complexe que ce que l’on peut penser. C’est un indicateur pour vous afin de connaître le niveau de compétence et de technicité des personnes qui parlent de ce sujet.

Nous allons réaliser les calculs précis pour les différents ETF afin d’identifier mathématiquement les meilleurs ETF Nasdaq 100.

Le Nasdaq 100, un indice pertinent pour une exposition ETF?

Ce sujet a déjà été évoqué dans d’autres articles, le principal coût caché des ETF provient de la fiscalité des dividendes. L’indice Nasdaq 100 bénéficie comme quelques autres indices américains d’un statut spécifique. Il ne rentre pas (encore) dans le cadre de la réglementation du 871m de l’Hire Act (i.e. “out of scope”).

Impact du 871m sur les ETF Nasdaq 100

Impact sur les dividendes

L’exemption du Nasdaq 100 du cadre du 871m est un critère très important pour l’investisseur étranger (au sens non résident fiscal américain). Cela signifie qu’un investisseur étranger qui investit dans un produit répliquant l’indice Nasdaq 100 pourra prétendre recevoir 100% des dividendes et ne subir aucune retenue à la source. Si l’indice Nasdaq était dans le champ d’application du 871m, l’impact fiscal représenterait un surcoût annuel de 0,30% environ (30% de fiscalité x 1% de rendement en dividendes).

Indices "In Scope" ou "Out of Scope"

Pour se construire un portefeuille d’ETF optimal, il est judicieux de ne sélectionner que des indices au travers desquels vous pouvez prétendre recevoir 100% des dividendes. Pour le marché américain cela revient à choisir les indices qui ne rentrent pas dans le cadre d’application de la règle du 871m. Voilà pourquoi dans nos articles, nous ne retiendrons uniquement 3 indices “out of scope” pour les ETF américains : S&P 500, Nasdaq 100 et Russell 2000 (article à paraître ultérieurement).

Les règles spécifiques du 871m

Les règles spécifiques de la réglementation 871m sont très précises. Vous pouvez les retrouver en page 5 de ce document. Parmi les différents critères, il y en a un qui attire particulièrement mon attention pour les ETF Nasdaq 100:

A qualified index does not contain any single U.S. stock that represents more than 15% of its weighting or any collection of five or fewer U.S. stocks that together represent more than 40% of its weighting;

Soit en français: 

Pour qu’un indice soit considéré en dehors du champ d’application du 871m, il ne faut pas que la pondération d’une seule action américaine soit supérieure à 15% ou qu’un ensemble de 5 actions ou moins ne représentent ensemble plus de 40% de la pondération de l’indice.

Or, la pondération des 5 plus grosses valeurs du Nasdaq est actuellement légèrement supérieure à 40%. La date de constatation étant au 1er janvier de chaque année, il y a une probabilité importante selon ma compréhension que l’indice Nasdaq 100 soit requalifié “in scope”. C’est-à-dire que la fiscalité synthétique des dividendes pour cet indice soit prochainement de 70% et non plus de 100% pour les non-résidents US. Soit un coût additionnel de 0,30% pour les investisseurs en ETF non résidents américains. Ce surcoût pourrait commencer à se matérialiser à partir de 2022 pour les ETF à réplication synthétique.

Ce risque de requalification doit être pris en compte pour construire une stratégie d’investissement long terme pertinente.

Une offre large d’ETF / trackers Nasdaq 100

La montée en puissance des géants de la tech au cours de la dernière décennie a suscité un intérêt croissant de la part des investisseurs. Les ETF Nasdaq 100 ont donc connu un large succès auprès des investisseurs particuliers et institutionnels. En Europe, on décompte 4 acteurs principaux proposant chacun plusieurs ETF sur l’indice Nasdaq 100. Parmi eux nous pouvons citer les suivants:

Dans notre analyse, nous avons identifié 15 ETF Nasdaq 100 pour les investisseurs européens. Devant cette offre relativement large, il n'est pas simple de comprendre les différences parfois subtiles entre chaque instrument. Nous allons donc détailler la méthodologie permettant d’identifier le meilleur ETF Nasdaq 100 parmi cette sélection.

Réplication de l’indice Nasdaq 100 - Oui mais lequel?

Tout comme nous l’avions expliqué pour l’indice S&P 500, l’indice Nasdaq 100 se décline sous plusieurs typologie d’indices. La composition de l’indice cible reste la même pour tous les indices mais les modes de calculs sont différents. On peut déjà mentionner les 3 indices suivants pour le Nasdaq 100:

  • NDX - Indice Nasdaq 100 Price return
  • XNDX - Indice Nasdaq 100 Total return
  • XNDXNNR - Indice Nasdaq 100 Net Total return

On pourrait ajouter à cette liste d’autres indices notamment les indices Nasdaq 100 calculés dans différentes devises ou avec différentes couvertures (hedge,) en devises (indices quantos, compo…). Par exemple NDXERNRH, qui est un indice Nasdaq 100 avec une couverture en devise euro quotidienne.

Pour la réalisation de cet article j’ai donc comparé les différents ETF Nasdaq 100 par rapport à leur indice de référence respectifs tels que mentionnés dans le prospectus de chaque ETF. La première difficulté a été de normaliser les performances par rapport à un même indice. En effet, les différentes sociétés de gestion n’utilisent pas nécessairement le même indice de référence ce qui complique grandement l’exercice de comparaison pour un investisseur non-initié.

L’indice Nasdaq 100 Total return comme référence

En conséquence de l’exemption du cadre de la règle du 871m, un investisseur européen peut prétendre à percevoir 100% des dividendes bruts sur un instrument répliquant l’indice Nasdaq 100. De fait, nous utiliserons l’indice Nasdaq 100 Total Return comme référence pour les calculs et comparatifs.

Calcul des différences XNDX vs NDX vs XNDXNNR

Le XNDXNNR est l’indice dans lequel sont réinvestis les dividendes nets des sociétés du Nasdaq 100. L’indice XNDX correspond à l’indice dans lequel 100% des dividendes bruts sont réinvestis. La différence entre les dividendes nets et bruts est de 30% du montant de dividendes. Enfin l’indice NDX est l’indice calculé sans les dividendes.

J’ai donc calculé les performances historiques pour chacun de ces trois indices pour obtenir la différence. Les calculs ont été réalisés sur 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans. Nous obtenons les résultats ci-dessous.

Comparatif Performances Nasdaq 100

Comparatif Performances Nasdaq 100

La différence entre XNDX et NDX correspond au rendement en dividende du Nasdaq 100 sur la période considérée. La différence avec l’indice XNDXNNR correspond à la fiscalité des dividendes, soit 30%. Le rendement en dividende de l’indice Nasdaq 100 est deux fois plus faible que celui du SP500. De facto, l’impact de la fiscalité est plus faible également.

Comparaison des différents ETF Nasdaq 100 - Méthodologie

La méthodologie appliquée va se faire en plusieurs étapes. Tout d'abord nous allons calculer la divergence historique de la NAV des différents ETF par rapport à leur indice de référence. Le résultat sera ensuite normalisé par rapport au XNDX pour chaque ETF. Ce calcul est réalisé sur différentes maturités : 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans. Ensuite, nous allons comparer les ETF selon l’AUM (montant d’actifs sous gestion) et la liquidité des différents compartiments. Cela permettra d’identifier les meilleurs ETF Nasdaq 100 ainsi que la meilleure place de cotation. Nous ajouterons également d’autres critères.

Calcul de la divergence historique NAV vs benchmark pour les différents ETF Nasdaq 100

J’ai sélectionné 15 ETF listés en Europe répliquant le Nasdaq 100. Pour chacun de ces ETF j’ai consulté les documentations et brochures fournies par les gestionnaires d’actifs. J’ai utilisé les données de performance indiquées dans chacun de ces documents pour compléter les performances historiques des ETF concernés (de la NAV plus précisément) ainsi que l’indice de référence correspondant. Pour certains ETF (Invesco notamment) j'ai dû recalculer ces performances moi-mêmes à partir des fichiers de données communiqués par les sponsors. Pour chaque maturité (1, 3, 5 et 10 ans), je calcule le taux annualisé correspondant. Il est ensuite très facile de calculer la différence entre les deux taux annualisés (celui de la NAV de l’ETF et du benchmark).

Ce calcul de différence permet de mettre en lumière la divergence dans le temps de chaque ETF par rapport à son indice de référence. Enfin, il ne reste plus qu’à corriger les données obtenues de la différence entre les références XNDX, XNDXNNR et NDX calculées précédemment. On obtient ainsi le coût réel de chaque ETF par rapport à la référence XNDX (Nasdaq 100 Total Return). Il s’agit de la véritable information pertinente pour analyser et comparer les frais de plusieurs ETF.

Problèmes de normalisation des résultats

Le travail de normalisation des résultats n'a pas été simple. En effet, les informations communiquées par les sponsors ne sont sont pas homogènes entre elles et parfois incohérentes. J'ai dû calculer des facteurs d'ajustement à partir d'autres sources de données (Bloomberg) pour obtenir des résultats qui peuvent être comparés entre eux.

Par exemple, pour les ETF distribuant les dividendes, certains sponsors communiquent les performances de l'ETF avec les dividendes réinvestis (Lyxor). D'autres (Invesco) au contraire communiquent les performances de l'ETF sans intégrer le réinvestissement des dividendes mais en le comparant à un indice intégrant les dividendes nets... Bref vous l'aurez compris il faut être méthodique et organisé pour obtenir des données cohérentes.

Voici ci-dessous les résultats obtenus.

Selection meilleurs ETF Nasdaq 100

Comparatif ETF Nasdaq 100

Lecture des résultats:

L’interprétation des résultats se fait de la façon suivante. Par exemple, la valeur “-0.49%” de la première ligne pour la maturité 3 ans signifie que le coût total annuel moyen de l’ETF pour un investisseur est de 0.49%. Ce coût est calculé par rapport à la performance du XNDX.

Attention ce coût ne prend pas en compte les frais d’exécution.

Analyse des résultats obtenus:

Plusieurs informations intéressantes peuvent être extraites de ce tableau.

  • Tout d’abord, on peut constater que les résultats sont relativement hétérogènes entre les différents ETF et ne sont pas constants dans le temps.
  • Le coût réel est différent des frais de gestion des ETF.
  • Les ETF synthétiques sur-performent de façon générale les ETF à réplication physique.
  • Le coût réel est systématiquement supérieur aux frais de gestion.

ETF Lyxor Nasdaq 100 - UST

L’ETF Lyxor Nasdaq 100 - UST ressort en première position en termes de frais sur 1 an dans notre analyse (0,30%). Ces calculs confirment une autre analyse réalisée par Lyxor en septembre 2020 (en anglais) sur cet ETF. Ci-dessous le tableau comparatif présenté par Lyxor.

ETF Lyxor Nasdaq 100

ETF Lyxor Nasdaq 100

A noter que l’on retrouve le même résultat à 1bp près. Lyxor estime la performance de l’ETF par rapport à sa référence NTR (Net Total Return) à -0,02% sur 1 an. Dans la simulation présentée plus haut nous avons calculé -0,30% par rapport à l’indice TR (Total Return). Le différentiel de performance entre l’indice NTR et l’indice TR étant de 0,29% (cf. différence XNDX / XNDXNNR). Si on ajuste donc -0,30% de ce différentiel nous trouvons -0,01%. Soit un résultat très proche de celui de Lyxor dans sa plaquette.

Problèmes dans la qualité des données, un exemple concret - ETF Amundi PEA Nasdaq 100

Pour réaliser le comparatif, j’ai utilisé les données fournies par les différents sponsors indiciels. Notamment pour les calculs de performance de l’ETF et de son indice de référence. Cependant à la lecture de certains chiffres, j’ai remarqué une incohérence dans les données pour l’ETF Amundi ETF PEA Nasdaq-100 UCITS ETF - EUR (code PANX). En effet, comme vous pouvez le voir sur les copies d’écran ci-dessous, l’ETF sur-performe son indice de référence. 109,87% pour l’ETF versus 107,60% pour l’indice de référence.

Performance ETF Nasdaq 100 Amundi PANX

Performance ETF Nasdaq 100 Amundi PANX

Quel est le problème? pourriez -vous me demander. 

Le problème vient des informations complémentaires suivantes :

Amundi Nasdaq 100 PANX indice de référence

Amundi Nasdaq 100 PANX indice de référence

L’indice de référence mentionné est le XNDX, soit l’indice Nasdaq 100 Total Return.

Pour résumer nous avons donc des informations comme quoi l’ETF Nasdaq 100 Amundi PEA - PANX sur-performe l’indice de référence d’environ 0,50% annuel soit 0,80% de mieux que le second meilleur ETF. 

L’erreur vient du fait que l’indice de référence utilisé pour les calculs de performances n’est pas celui indiqué dans le prospectus d’Amundi. L’indice de référence utilisé dans les calculs est en réalité le NDX (indice Nasdaq 100 sans les dividendes). La conséquence est une erreur de 1% par an à l’avantage de l’ETF...

J’ai informé Amundi par téléphone de cette erreur et ils m’ont indiqué que la correction serait faite rapidement.

Cet exemple est là pour illustrer que les erreurs existent même lorsqu’il s’agit de produits financiers de grandes institutions. S'informer des informations et performances de chaque ETF peut donc s’avérer parfois insuffisant. Il faut aussi pouvoir identifier les erreurs éventuelles dans les prospectus fournis par les sociétés financières émettrices de ces ETF.

Résultats des ETF avec couvertures (hedge) en devises

Voici un autre problème dans la qualité des données. Vous pouvez remarquer que les performances affichées des ETF avec couvertures en devises sont assez médiocres. Ces ETF sont émis principalement par Invesco (3 ETF ), iShares (1 ETF) et Amundi (1 ETF). Parmi l'ensemble de ces résultats, seuls les ETF avec le hedge en euro d'Amundi, d'Invesco et d'iShares peuvent être considérés comme pertinents. Les autres doivent être corrigées d'un facteur de mouvement de change sur les périodes considérées. Ne disposant pas de ces données je n'ai pas pu faire la correction dans le fichier.

ETF Amundi, Invesco et iShares avec hedge en euro

A noter que j'ai dû corriger la performance des ETF Invesco et iShares hedgés en euro du différentiel de performance NDXERNRH - XNDXNNR pour que les résultats soient comparables. Dans le prospectus, iShares et Invesco utilisent l'indice XNDXNNR comme référence, ce qui ne convient pas. Il était donc nécessaire de corriger les données pour que les performances comparatives aient un sens. On peut ainsi déterminer le surcoût lié la couverture en devise euro pour ces ETF. Ce qui nous donne 0.34% pour Amundi et 0.31% pour Invesco.

ETF Invesco avec hedge en GBP et CHF

Invesco utilise l'indice XNDXNNR comme référence pour ses indices avec couverture de devises (hedge). A mon sens, cela n'est pas du tout pertinent. Ils devraient plutôt utiliser l'indice de référence avec le hedge de devise correspondant. Seul Amundi utilise le bon indice dans son prospectus (NDXERNRH) pour son ETF NASDAQ-100 UCITS ETF-Daily Hedged EUR (C).

Si on n'utilise pas l'indice de référence pertinent pour la référence de l'ETF, il n'est pas possible pour un investisseur de recalculer précisément le coût réel de l'ETF. Le tableau de résultats présenté précédemment est donc partiellement faux car incomplet pour les 2 ETF avec hedge en GBP et CHF. Je vais essayer de me procurer ces informations auprès des sponsors pour faire des corrections ultérieures.

Tracking error et tracking difference

De nombreux investisseurs s'appuient sur les information de "tracking error" (ie. erreur de déviation) des ETF communiquées par les sponsors ou sites de finance. Après ces quelques paragraphes, je pense que vous aurez compris que ces informations de tracking error doivent être utilisées avec une très grande précaution car la façon dont ces informations sont calculées dépend inexorablement des indices de référence utilisés. On voit dans les exemples du Nasdaq 100 que cette information ne peut absolument pas être utilisée de façon brute pour réaliser des comparatifs puisque les méthodes ou indices de référence utilisés par les sponsors ne sont pas cohérents / homogènes entre eux.

A noter aussi la subtilité entre "tracking error" et "tracking difference". Voici un document publié par Vanguard pour vous aider à comprendre. La mesure que je recalcule (divergence NAV / Benchmark) est une "tracking difference". Cette mesure normalisée entre les différents ETF est la plus pertinente à mon sens pour pouvoir les comparer objectivement.

Pourquoi les ETF à réplication synthétique sur-performent les ETF à réplication physique pour le Nasdaq 100?

Pour ne pas paraphraser ce qui a déjà été énoncé dans l’article sur les ETF SP500 j’invite le lecteur à relire la section correspondante dans l’article précédent.

A noter que l’indice Nasdaq 100 n'est pas à la date de rédaction de cet article dans le cadre d’application de la règle du 871m. Tous les produits dérivés sur cet indice ont un niveau de fiscalité synthétique de 100%. C'est-à-dire aucun impact de la fiscalité des dividendes dans le prix du TRS indiciel.

Les ETF à réplication physique sont généralement émis par des succursales basées en Irlande (BlackRock Asset Management Ireland Limited par exemple). Les accords fiscaux bilatéraux entre l’Irlande et les Etats Unis prévoient une retenue à la source de 15% sur les dividendes de sociétés américaines. Cette retenue à la source est répercutée dans la performance des ETF à réplication physique. Ceci explique l’avantage des ETF à réplication synthétique. Ces derniers ne subissent pas cette retenue à la source au travers des produits dérivés utilisés pour la réplication.

Impact du repo

Nous avions évoqué l’impact du repo (prêt de titres i.e. stock lending) comme explication partielle de cette différence de performance entre réplication physique et synthétique. En analysant les données pour les ETF Nasdaq 100 à réplication physique, vous pourrez constater qu’aucune rétrocession du repo des titres n’est transférée à la performance de l’ETF (et donc à l’investisseur). Ci-dessous par exemple un extrait du prospectus de l’ETF IShares Nasdaq 100.

ETF iShares Nasdaq 100

ETF iShares Nasdaq 100

Comme indiquée pour cet ETF Nasdaq 100 d’iShares, la dernière mise à jour de ce paramètre a été faite en Décembre 2015. Cela peut potentiellement expliquer le différentiel de performance calculé précédemment entre les périodes de 5 ans et 10 ans. Cette valeur ne pouvant être négative elle était très probablement positive et permettait une sur-performance de l’ETF par rapport aux résultats observés aujourd’hui.

ETF synthétiques versus physique - Quels sont les risques?

J’ai régulièrement pu entendre et lire que les ETF à réplication synthétiques étaient plus risqués que les ETF à réplication physique. La réponse est loin d’être aussi évidente et la démonstration n’est pas simple. Sauf si vous êtes ou avez été trader professionnel sur ces instruments dans des banques d’investissement, il y a très peu de chance que vous compreniez toute la mécanique complexe sous-jacente.

Pour faire une réponse complète, il faudrait avoir accès aux contrats du TRS indiciel et du swap de collatéral qui sont tous les deux des produits OTC.

Sans donc rentrer dans tous les détails et c’est là juste mon avis, je pense que dans la majorité des cas pour les réplications d’indices actions simples (ie. sans levier) la réplication synthétique n’est pas plus risquée que la réplication physique. Elle est même moins risquée du fait d’une asymétrie des calendriers de paiement de la structure outperforming swap en faveur de la société émettrice de l’ETF (et donc de l’investisseur par répercussion).

Plusieurs compartiments pour chaque ETF Nasdaq 100

Dans le fichier, vous pouvez voir que pour chaque sponsor (iShares, Lyxor, Amundi, Invesco), il n’existe pas un mais plusieurs ETF Nasdaq 100. Chaque ETF dispose d’un code ISIN et code d’identification propre.

Il faut savoir que pour chaque indice, la société de gestion peut créer plusieurs compartiments à partir d’un fond “parent”. Les ETF sont émis en étant adossés à ces différents compartiments et ont un code ISIN propre mais dépendent du même fond indiciel. L’idée est de pouvoir proposer des caractéristiques différentes pour s’adapter à la demande spécifique de certains pays ou clients. Par exemple un prix de cotation dans une devise ou un marché différent, une couverture de la performance en devise ou encore la possibilité de payer des dividendes ou de les capitaliser.

Pour pouvoir identifier facilement quels sont les ETF Nasdaq 100 rattachés au même fonds “parent”, il suffit de regarder les ETF qui possèdent les mêmes montants d’AUM (Actifs sous gestion). L’image ci-dessous identifie par couleurs les ETF faisant partis du même fonds.

Compartiments ETF Nasdaq 100

Compartiments ETF Nasdaq 100

Il est intéressant de remarquer que les 2 ETF Nasdaq 100 éligibles au PEA sont ceux qui présentent les AUM les plus faibles et ne sont rattachés à aucun fonds parent. Cela s’explique par le fait que les critères d'éligibilité auxquels doivent répondre les swaps (TRS) de ces fonds sont très spécifiques. Ces critères sont contraignants et peuvent représenter des risques fiscaux pour les banques. D’où l’intérêt de ségréguer les ETF éligibles PEA des ETF qui ne le sont pas.

Critères de sélection pour identifier le meilleur ETF Nasdaq 100

La devise de cotation de l’ETF

Un point important à rappeler ! La devise de cotation ne constitue en rien une protection contre les mouvements des devises. Ce n’est pas parce que vous achetez un ETF Nasdaq en euro que cela vous protège en quoi que ce soit contre les mouvements de devise EUR / USD. Il s’agit d’un paramètre d’affichage. Si vous souhaitez intégrer une protection en devise à votre ETF il vous faudra choisir un ETF spécifique offrant cette caractéristique.

De fait, le choix de l’ETF le plus pertinent sera différent selon votre devise de référence. Selon que vous soyez en Angleterre, dans la zone euro ou en Suisse est un facteur qui doit être pris en compte. En effet, si vos liquidités sont en euro, il sera préférable d’acheter un ETF listé dans la même devise. Sinon il vous sera facturé des frais de change à chaque opération ce qui n’est pas optimal.

La liquidité de l’ETF, un paramètre clé

Pouvoir vendre et acheter facilement un actif est essentiel surtout pour investir dans les marchés financiers. Éviter donc les compartiments ETF sur lesquels les volumes sont faibles. Le corollaire d’une liquidité importante est un coût d'exécution faible (coût de slippage). Les données relatives à la liquidité quotidienne de chaque ETF sont indiquées ci-dessous.

Liquidité des meilleurs ETF Nasdaq 100

Liquidité comparée des meilleurs ETF Nasdaq 100

Assez logiquement on observe que les ETF Nasdaq avec des caractéristiques spécifiques (éligibilité PEA, couverture en devises) sont moins liquides. 

La liquidité observée reste néanmoins faible. Cette faible liquidité est compensée par la présence de market makers qui offrent une fourchette de prix généralement très correcte. L’indice Nasdaq 100 est un des indices les plus importants au monde. De nombreux produits dérivés liquides existent pour cet indice (notamment contrats futures sur l’indice). Ces différents facteurs ont ainsi tendance à nuancer légèrement l’importance de la liquidité pour les ETF Nasdaq 100.

Actifs sous gestion de l’ETF

Communément appelé l’AUM (pour Asset Under Management), cette information est très liée à la liquidité de l’investissement généralement. Il s’agit du total des encours du fonds. Plus les montants gérés sont importants plus vous pourrez espérer une liquidité importante et donc des coûts de transaction plus faibles (faible slippage). Comme nous l’avons vu précédemment, l’AUM correspond à la somme agrégée de tous les compartiments du fonds. Pour cette raison il ne s’agit pas de choisir uniquement un fonds avec un AUM important mais surtout le compartiment le plus liquide et l’ETF correspondant.

ETF Nasdaq 100 avec distribution des dividendes ou capitalisation?

Pour ne pas paraphraser ce qui a déjà été écrit, vous pouvez vous reporter au chapitre correspondant dans l’article de sélection du meilleur ETF SP500.

Mais pour résumer, il est beaucoup plus intéressant de choisir un ETF Nasdaq à capitalisation des dividendes et de l’acheter dans un CTO (Compte Titres Ordinaire) plutôt que dans un PEA. L’optimisation est réalisée au niveau de la fiscalité et de la stratégie successorale dans une stratégie long terme.

Eligibilité PEA des ETF Nasdaq 100

Comme cela a été expliqué dans le paragraphe précédent, l’éligibilité de l’ETF Nasdaq 100 dans le PEA n’est pas un critère décisif dans notre processus de sélection. C’est un argument avant tout commercial.

Aléa Moral et ETF synthétique

Pour comprendre ce critère important, je vous recommande la lecture de l’article dans lequel je décris les problématiques morales liées notamment aux ETF à réplication physique. J’y explique les raisons pour lesquelles je préfère les réplications synthétiques. Dans le cas des ETF Nasdaq 100, cela vient confirmer notre choix car les ETF synthétiques sont ceux qui offrent les meilleures performances. Ainsi vous ne donnez pas vos droits de vote aveuglément.

Faut-il choisir pour un ETF Nasdaq 100 avec une couverture en devise?

Lorsque vous achetez un ETF Nasdaq 100, vous êtes naturellement exposé à la devise américaine. Certains ETF notamment proposés par Invesco vous proposent une couverture en devise (EUR, GBP, CHF). D’un avis personnel je préfère toujours la simplicité et donc ne pas choisir d’ETF avec couverture en devise. Un ETF avec couverture de devise aura un coût de réplication supérieur à un ETF sans hedge. Pour une couverture de devise en euro, nous avons précédemment vu que cela ajoutait un surcoût de 0.35% environ. De plus, la liquidité de ces ETF est plus faible.

Votre arbitrage doit mesurer ce subtil équilibre entre couverture d’un risque versus coût additionnel associé à une liquidité plus faible.

Le meilleur ETF Nasdaq 100: Amundi NASDAQ-100 UCITS ETF - EUR (C)

Après application des différents critères de sélection précédemment argumentés:

  • Réplication synthétique
  • Devise de cotation dans la devise de l’investisseur
  • Dividendes réinvestis
  • Liquidité suffisante
  • AUM importante
  • Faible déviation de la NAV par rapport au benchmark
  • Réplication sans hedge de devise

Le meilleur ETF pour un investisseur européen (pays de la zone euro) est l’ETF Amundi NASDAQ-100 UCITS ETF - EUR (C) dont le code est ANX et listé sur Euronext Paris. Si l’investisseur préfère investir en USD le code de l’ETF sera ANXU.

Je rappelle que cette analyse est entièrement indépendante et repose sur des données quantitatives. Une alternative presque équivalente à l’ETF Amundi est Lyxor Nasdaq -100 UCITS ETF - Acc dont le code est UST.

ETF Nasdaq 100 éligible PEA

Pour ceux qui souhaitent à tout prix acheter un ETF Nasdaq dans leur PEA, il existe 2 options possibles listées sur Euronext Paris :

  • Amundi ETF PEA Nasdaq-100 UCITS ETF - EUR - Code PANX
  • Lyxor PEA Nasdaq-100 UCITS ETF - Capi. - Code PUST

Je ne pense pas que le choix du PEA soit justifié surtout pour une détention à long terme. Le coût de ces ETF éligibles PEA est sensiblement plus cher avec une liquidité plus faible.

Selon votre âge et votre stratégie les considérations successorales doivent être prises en compte. Le cas échéant si votre portefeuille d’ETF à vocation à être transmis à vos héritiers le CTO sera plus judicieux.

Conclusion et construction de portefeuille US

Accéder au fichier comprartif et au classement des meilleurs ETF Nasdaq 100.

Cet article de conclusion est une réflexion sur une stratégie de construction d’un portefeuille Actions US. Que vous choisissiez l’ETF Nasdaq d’Amundi ou de Lyxor, nous pouvons remarquer que le coût réel pour l’investisseur est bien supérieur à l’ETF SP500 (30bp environ versus 6bp). Il faut également prendre en compte le risque de requalification du Nasdaq 100 d’un point vue de la règle du 871m.

Un portefeuille d’investissement US constitué majoritairement d’un ETF SP500 nous semble être un optimum. Ce portefeuille peut être mitigé avec un ETF Nasdaq pour une pondération pouvant osciller entre 0% et 40% maximum selon votre critère de risque. L’ETF Nasdaq 100 augmente le risque du portefeuille et le biais sectoriel sur les technologies de l’information.

Les 2 autres instruments pour compléter notre portefeuille seront un ETF Russell 2000 et l’action Berkshire Hathaway. L’ETF Russell 2000 permettant une exposition aux petites capitalisations américaines. Berkshire Hathaway pour son profil de risque plus faible avec allocation en cash importante et une résilience plus importante par rapport à l’inflation.

Le Compte Titres Ordinaire n’est pas une structure capitalisante. Il faut donc limiter au maximum les transactions et s’en tenir à une stratégie passive sur le long terme. Les modifications du portefeuille doivent donc être marginales et rares.

Pour ceux souhaitant augmenter plus largement le risque de leur portefeuille, nous aborderons lors de prochains articles les ETF à effet de levier et les contrats futures.

L'ensemble de ces conclusions seront intégrées dans le modèle de notre Robot Advisor.

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Frédéric 2022-07-09 11:15

Bonjour, bravo, merci de nous partager toutes ces informations précises et argumentées, c'est très éclairant!

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Franck Béon 2022-07-25 12:32

Bonjour Fréderic, Merci beaucoup pour votre message ! Bien cordialement Franck

Stéphane 2022-04-04 15:39

Bravo Franck, L’approche détaillée de vos articles est rare et inspire une réelle confiance. Il est indéniable que vous maîtrisez le sujet des ETF comme je ne l’avais jamais lu auparavant sur le Net. Même le livre d’Epargnant 3.0 ne m’est pas apparu aussi exhaustif que vos textes web. Il me tarde que vous acheviez votre prochain sujet sur la répartition Big cap / Techno / Small / Brk au sein du CTO.

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Franck Béon 2022-04-04 15:42

Bonjour Stéphane, Un grand merci pour votre commentaire ! Effectivement le sujet des ETF est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Pour avoir regardé quelques contenus sur Internet j’ai pu remarquer que la principale erreur que font toutes les personnes qui en parlent c’est de penser que les frais de gestion correspondent au frais des ETF et de faire leur raisonnement sur ce critère. Cela est bien évidemment une erreur fondamentale puisque c’est oublier l’impact des autres facteurs et notamment le plus important qu’est la fiscalité des dividendes. Pour mieux comprendre cela vous pouvez lire ces 2 articles techniques sur le sujet https://alpha-blu.com/blog/faut-il-investir-via-des-etf-trackers-analyse-dun-professionnel-1-2/ Pour résumer, selon moi, sur les milliers d’ETF existants dans le monde seuls un dizaine sont réellement pertinents pour un investisseur. Tout le reste n’est que du marketing.

Stéphane 2022-04-04 15:44

Merci pour votre réponse rapide. C’est effarant. Je comprends mieux, en partant de votre constat ce qui a pu inciter Un Michael Burry à prédire la fin dramatique des Trackers/ Etfs qui reposeraient sur du rien

Santana 2022-04-04 15:38

Excellent article ! Sujet très bine traité et décortiqué !

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Franck Béon 2022-04-04 15:41

Merci beaucoup pour votre commentaire 🙏

WBY 2022-04-04 15:37

Bonjour, Excellent article, il est vrai qu’il est très difficile de battre le SP500 et encore plus compliqué de timer de marché. J’aimerais cependant échanger avec vous sur le rôle de l’action Berkshire Hathaway. Est-ce un substitue au SP500 vue sa valorisation et leur rendement théoriquement inverse face à la montée des taux d’intérêts ? Peut on aujourd’hui acheter un SP500 avec un PE de 25 avec un rendement estimé pour les 10 prochaines année autour de 4% ? Merci

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Franck Béon 2022-04-04 15:41

Bonjour, merci pour votre commentaire. Effectivement battre le SP500 (à mesure de risque équivalente) et timer le marché sont 2 objectifs que je peux qualifier de peu réalistes pour un investisseur particulier. Si cela arrive à certains investisseurs, cela a surtout à voir avec la chance et non à une stratégie quantitative. Votre question par rapport à Berkshire Hathaway est très pertinente. En effet, le portefeuille de Warren Buffet offre une exposition intéressante et complémentaire au SP500. Berkshire est un actif pertinent à avoir en portefeuille notamment en période inflationiste avec des perspectives de remontées de taux. La grande question est l’allocation en portefeuille de ces différents actifs pour construire un portefeuille efficient. Voici ci-dessous les portefeuilles théoriques les plus efficients (frontière efficiente Markowitz) selon que vous souhaitiez maximiser le rendement ou minimiser la volatilité du portefeuille. J’ai réalisé cette simulation sur des historiques de 20 ans (SPY, QQQ, IWM et BRK/B – SP500, Nasdaq 100, Russell 2000, Berkshire) Ces modèles d’optimisation (encore plus avancés) seront intégré au robot advisor. min_vol_port Returns 0.116011 Volatility 0.181343 BRK-B weight 0.398434 IWM weight 0.000644 QQQ weight 0.004286 SPY weight 0.596637 Name: 22727, dtype: float64 optimal_risky_port Returns 0.162487 Volatility 0.204744 BRK-B weight 0.196814 IWM weight 0.010971 QQQ weight 0.783623 SPY weight 0.008593 N’hésitez pas si vous avez d’autres questions Cordialement

WBY 2022-04-04 15:44

Merci pour votre réponse, Je suis de ceux qui ne pensent pas que volatilité = risque. Pour moi, le seul risque qui existe dans un portefeuille c’est de surpayer à l’entrée, dit autrement, avoir une mauvaise valorisation des cashflow futurs, donc mon approche reste fortement dépendante des variations de taux. Indépendamment, je trouve les résultats que vous présentez assez étranges, c’est à se demander si ces actifs ont leurs place dans un même modèle vue l’extrême variation de l’allocation entre ces deux itérations, et de fait il y pas mal d’overlap.

Yoann 2022-04-04 15:37

Bonjour, vos articles sont très intéressants pour un néophyte comme moi. J’ai bien compris que mettre un ETF s&p500 ou NASDAQ dans un Cto est mieux pour la fiscalité mais sur IB si ce dernier est côté sur Euronext les frais a chaque transactions sont plus élevés. Sur Pea si ordre <500€ alors ~1€ (dans mon cas) Sur IB peut importe l'ordre mais minimum 3€ Donc cela réduit le rendement. Merci. Hâte de lire vos futurs articles.

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Franck Béon 2022-04-04 15:40

Bonsoir, Merci beaucoup pour votre commentaire. Nous sommes très content que les articles vous plaisent. Nous faisons notre maximum pour apporter le maximum de pédagogie et de démonstration mathématique pour appuyer nos décisions et conseil d’investissement. Pour ce qui est des frais d’exécution, effectivement ce sont des frais à prendre en compte. L’avantage c’est que ces frais seront payés une seule fois en supposant l’adoption d’une stratégie d’investissement à très long terme. Les frais peuvent varier d’une plateforme à une autre, il faut donc bien choisir sa plateforme de trading au début selon la stratégie d’investissement que l’on souhaite adopter. Je pense que vous apprécierez nos prochains articles avec des démonstrations sur l’assurance vie à venir

SC 2022-04-04 15:37

Merci Franck pour cet article. Très intéressant de découvrir que les etf des émetteurs Français sont plus performants que ceux des émetteurs des pays concernés par l’indice. De plus, étant listés sur Euronext cela limite les frais. Serait-ce un bon choix d’inclure dans un portefeuille US CTO un ETF smart beta (MSCI USA Momentum voir MSCI USA Multifactor) en parallèle d’ETF S&P500, Nasdaq100 et small caps?

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Franck Béon 2022-04-04 15:40

Merci pour votre commentaire Stevens. C’est une très bonne question ! Pour y répondre directement pour moi il n’y a aucun intérêt à choisir un ETF smart beta sur les US. Tout d’abord ces indices seront considérés “in scope” au regard du 871m ce qui implique un impact fiscal de 30% sur les dividendes (en termes de coûts cela représente 30% x Rendement en dividendes de l’indice). A cela se rajoutent les autres frais ce qui fait qu’in fine juste en terme de coûts ces ETF vous couteront beaucoup plus cher (entre 0.5% et 1% je pense). Il faut ensuite voir la raison derrière cette volonté de diversification de portefeuille. Généralement c’est pour moduler le risque à la baisse du portefeuille (stratégie low vol par exemple). Si tel est le cas je vous recommanderais plutôt d’acheter l’action Berkshire Hathaway qui présente un beta plus faible et pas de frais spécifiques. A risque normalisé, rien ne surperformera l’indice S&P 500. Sachant que le coût de réplication de cet indice est très faible (0.05% environ), il n’y a aucun intérêt de diversifier sur d’autres indices proches du S&P500 tel que les MSCI US (ou proxy). Les indice smart beta proposés par les sponsors c’est surtout beaucoup de marketing pour pouvoir prélever plus de frais. Il n’y a pas de valeur ajoutée à mon sens pour un investisseur. Pour ce qui est des small cap je publierai prochainement un article d’analyse sur le Russell 2000. Un portefeuille US optimisé sera pour moi une juste combinaison d’ETF S&P500, Nasdaq 100, Russell 200 et l’action Berkshire Hathaway. Les pondérations varient selon votre profil de risque. Tous les autres ETF sont superflus. Les démonstrations mathématiques de ce que j’avance prendraient un peu de temps mais tout ceci peut se justifier numériquement.

SC 2022-04-04 15:43

Merci pour votre réponse Franck. Je pensais à l’etf IUMO qui avait une légère tendance à surperformer le marché. Mais en effet, il faut interpréter cette performance avec l’impact fiscale de 30% sur les dividendes et le coût de l’etf 0.20%. Pour un investisseur indépendant, représenter l’impact du 871m et la qualité de tracking à la lecture de la factsheet peut s’avérer une lecture exigeante. Merci encore pour toutes ses précisions.