Quel est le meilleur ETF S&P500 ? - Analyse complète

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Le meilleur ETF S&P 500: Une analyse complète pour choisir. ETF SP500, un support indispensable dans une stratégie d'investissement PEA ou CTO

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Quel est le meilleur ETF SP500 ? Tout d'abord, il est important de rappeler que l’indice boursier américain S&P 500 est la référence mondiale des marchés actions. Il rassemble les 500 plus grandes entreprises américaines (l’indice est constitué de 505 valeurs pour être exact).

Cet indice totalise une capitalisation boursière d’environ 40 000 milliards de dollars. Soit près de la moitié de la capitalisation boursière mondiale. En comparaison, la capitalisation boursière de l’indice CAC 40 est d’environ 2000 milliards de dollars (en 2021).

L’exposition au marché américain semble donc indispensable pour tout portefeuille financier avec une composante actions.

Ainsi, quel que soit votre patrimoine financier, et dans un souci de diversification, il semble assez opportun d’allouer une partie de votre épargne aux actions américaines. Se pose donc la question de la façon la plus pertinente pour un investisseur de s’exposer au marché US.

Si la construction d’un portefeuille d’actions en direct me semble particulièrement bien adapté à certains marchés (marchés européens notamment), les ETF sont une alternative très appropriée pour le marché américain et le S&P500 notamment.

Cet article sera donc une application pratique des deux articles techniques écrits précédemment. Le but est donc ici de déterminer quel est le meilleur ETF SP500 pour un investisseur européen en général et pour un français en particulier. Le cas particulier de l'investisseur français venant de la disposition spécifique liée au PEA et à l’éligibilité conditionnelle de certains ETF.

Accéder à l'intégralité des données de l'article et au guide et classement des meilleurs ETF S&P 500.

Attention aux frais des ETF

Comme nous l’avions abordé dans les précédents articles techniques, comparer les ETF en se basant sur les frais de gestion communiqués par les sociétés émettrices des différents ETF est une erreur importante! Ces frais ne vous informent en rien sur les frais réels des ETF. Pour connaître le coût réel d’un ETF, il vous faut calculer vous-même ces frais sur la base de la déviation de la NAV (valeur nette de reconstruction de l’ETF) avec l’indice sous-jacent  répliqué.

Nous allons réaliser ces calculs pour les différents ETF afin d’identifier mathématiquement les meilleurs ETF SP500.

Le SP500 est un des rares indices pertinent pour les ETF

Comme nous l'avons démontré dans les deux précédents articles sur les ETF, le principal coût caché des ETF vient de la fiscalité des dividendes. L’indice S&P500 bénéficie comme quelques autres indices américains d’un statut spécifique. Il ne rentre pas dans le cadre de la réglementation du 871m de l’Hire Act (i.e. “out of scope”).

Impact du 871m sur les ETF SP500

L’exemption du S&P500 du cadre du 871m est un critère très important pour l’investisseur étranger (au sens non résident fiscal américain). Cela signifie qu’un investisseur étranger qui investi dans un produit répliquant l’indice SP500 pourra prétendre recevoir 100% des dividendes et ne subir aucune retenue à la source.

Lorsqu’un ETF réplique un indice qui est dans le cadre d’application du 871m, l’impact fiscal peut facilement représenter un surcoût annuel entre 0.5% et 1%.

À noter que la plupart des indices MSCI comportant des actions américaines sont dans le champ d'application du 871m. Les ETF correspondant subiront de facto une fiscalité pénalisante (comme ceux répliquant le MSCI World par exemple). D'où l'intérêt de choisir le S&P500 pour l'exposition aux actions américaines pour votre portfolio.

Si vous souhaitez vous constituer un portefeuille d’ETF, il sera judicieux de ne sélectionner que des indices au travers desquels vous pouvez prétendre recevoir 100% des dividendes. Pour le marché américain cela revient à choisir les indices éligibles qui ne rentrent pas dans le cadre d’application de la règle du 871m. 

Il y a de nombreux points techniques et juridiques relatifs au 871m mais nous ne rentrerons pas dans les détails pour cet article. 

Une offre importante d’ETF SP500

L’indice américain S&P500 étant le premier indice boursier au monde, il est donc logique que la plupart des gestionnaires d’actifs d’ETF le proposent comme produit d’appel. En Europe, on décompte une dizaine d’acteurs principaux proposant un ou plusieurs ETF sur l’indice S&P 500. Parmi eux nous pouvons mentionner les suivants:

Parmi l’offre relativement abondante d’ETF SP500, l’investisseur particulier non initié peut se sentir perdu. Nous allons donc détailler la méthodologie permettant d’identifier le meilleur ETF SP500 parmi ceux qui sont disponibles pour un investisseur européen.

Réplication de l’indice SP500? Oui mais lequel?

Cette question peut surprendre, mais il existe en réalité plusieurs indices SP500. Certes la composition de l’indice cible reste la même pour tous les indices mais les modes de calculs sont différents. On peut déjà mentionner les 3 indices suivants pour le S&P500:

  • Indice S&P 500 Price return - Identifiant SPX,
  • Indice S&P 500 Total return - Identifiant SPTR,
  • et enfin , l'indice S&P 500 Net Total return - Identifiant SPTR500N

On pourrait ajouter à cette liste d’autres indices notamment les indices S&P500 calculés dans différentes devises ou avec différentes couvertures (hedge) en devises (indices quantos, compo…). Il existe d’autres indices proches tels que les indices S&P 500 équi-pondérés ou low vol, low vol target beta... Cependant, ces autres indices entrent dans le cadre d’application du 871m et sont donc à éviter. Les ETF répliquant ces indices sont également moins liquides.

Dans l’inconscient collectif, lorsque l’on parle de l’indice S&P500, nous pensons tous au premier: l’indice S&P 500 Price Return. Or, il faut savoir que l’indice de référence utilisé par tous les ETF S&P 500 en Europe est l’indice S&P 500 Net Total Return. Si vous n’êtes pas convaincu, je vous invite à consulter attentivement les différentes brochures des ETF.

C’est ce petit détail qui explique la surperformance des ETF sur leur benchmark (référence) dans les graphiques et dans les calculs de performances. Sur le plan marketing c’est clairement un argument… un peu biaisé.

L’indice S&P 500 Total return votre référence

Comme nous l’avons expliqué précédemment, en conséquence de l’exemption du cadre de la règle du 871m, un investisseur européen peut prétendre à percevoir 100% des dividendes bruts sur un instrument répliquant l’indice S&P500. De fait, il sera plus pertinent d’utiliser l’indice S&P 500 Total Return comme référence pour les calculs et comparatifs.

Calcul de la différence SPTR Vs SPTR500N

Le SPTR500N est l’indice dans lequel sont réinvestis les dividendes nets des sociétés du S&P 500. La différence entre les dividendes nets et brut est de 30% du montant de dividendes

Nous avons donc calculé les performances historiques pour chacun de ces deux indices pour identifier la différence. Les calculs ont été réalisés sur 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans. Nous obtenons les résultats ci-dessous.

Performance SPTR vs SPTR500N

Performance historique comparative SPTR vs SPTR500N

Les résultats sont tout à fait conformes à ce que nous attendions. En effet, le S&P 500 offre actuellement un rendement en dividende de 2% environ. 30% de fiscalité sur les dividendes correspond bien à un impact de 0.60%.

La différence de performance observée entre 10 ans et 1 an est légèrement décroissante. Cela s’explique par la baisse de rendement de l’indice S&P 500.

Comparaison des différents ETF SP500 - Méthodologie

La méthodologie appliquée va se faire en plusieurs étapes. Tout d'abord nous allons calculer la divergence historique de la NAV des différents ETF par rapport à l’indice de référence. Ce calcul est réalisé sur différentes maturités : 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans. Ensuite nous allons comparer les ETF selon l’AUM (actifs sous gestion) et la liquidité des différents compartiments. Cela permettra d’identifier les meilleurs ETF ainsi que la meilleure place de cotation. Nous ajouterons également d’autres critères.

Vous pouvez accéder gratuitement à l'ensemble des données utilisées pour notre comparatif des meilleurs ETF S&P 500.

Calcul de la divergence historique NAV vs benchmark pour les différents ETF SP 500

J’ai sélectionné une trentaine d’ETF listés en Europe répliquant le S&P 500. Pour chacun de ces ETF, j’ai consulté les documentations et brochures fournies par les gestionnaires d’actifs. J’ai utilisé les données de performance trouvées dans chacun de ces documents pour compléter les performances historiques des ETF concernés (de la NAV plus précisément) ainsi que l’indice de référence correspondant (SPTR500N). Pour chaque maturité (1, 3, 5 et 10 ans), je calcule le taux annualisé correspondant. Il est ensuite très facile de calculer la différence entre les deux taux annualisés (celui de la NAV de l’ETF et du benchmark).

Ce calcul de différence (ie. tracking difference) permet de mettre en lumière la divergence de chaque ETF par rapport à son indice de référence.

Enfin il ne reste plus qu’à corriger les données obtenues de la différence entre les références SPTR et SPTR500N calculées précédemment.

On obtient ainsi le coût réel de chaque ETF par rapport à la référence SPTR (SP 500 Total Return). Il s’agit de la donnée pertinente pour analyser les frais d’un ETF.

Voici ci-dessous les résultats obtenus.

Comparatif meilleurs ETF SP500

Comparatif ETF SP500 selon leur performances relatives par rapport au SPTR (best S&P500 ETF ranking)

Lecture des résultats:

L’interprétation des résultats se fait de la façon suivante. Par exemple, la valeur “-0.06%” de la première ligne pour la maturité 3 ans signifie que le coût total annuel moyen de l’ETF pour un investisseur est de 0.06%. Ce coût est calculé par rapport à la performance du SPTR.

Vous comprendrez ici que tous les médias ou personnes qui comparent ou recommandent des ETF sur la base des frais de gestion font une erreur fondamentale dans la compréhension du fonctionnement des ETF et surtout du coût réel pour les investisseurs!

Attention ce coût ne prend pas en compte les frais d’exécution.

Analyse des résultats obtenus et classement des meilleurs ETF S&P500:

Plusieurs informations intéressantes peuvent être extraites de ce tableau.

  • Tout d’abord, on peut constater que les résultats sont relativement hétérogènes entre les différents ETF et ne sont pas constants dans le temps.
  • Le coût réel est différent des frais de gestion des ETF.
  • Les ETF synthétiques surperforment les ETF à réplication physique.
  • Pour certains ETF le coût réel est inférieur aux frais de gestion.

Ces résultats confirment une analyse faite par Lyxor pour la promotion de son ETF S&P 500. Je vous recommande la lecture de leur plaquette qui est assez bien faite. Voici le graphique qu’ils mettent en avant dans leur document.

Comparatif ETF SP500 Lyxor

Extrait comparatif ETF SP500 plaquette Lyxor

Pourquoi les ETF à réplication synthétique surperforment les ETF à réplication physique pour le SP500?

Les résultats montrent clairement que les ETF synthétiques performant mieux que les ETF physiques. Je vais essayer de vous expliquer simplement pourquoi. Des éléments de réponse ont déjà été mentionnés dans les 2 premiers articles consacrés aux ETF. 

L’avantage des TRS (Total Return Swaps)

Attention ce paragraphe est un peu plus technique.

Les réplications synthétiques sont réalisées au travers de produits dérivés notamment des swaps (TRS). Sans rentrer dans le détail du pricing d’un TRS, il faut cependant comprendre les principaux facteurs qui composent le prix et les flux d’un swap.

  • La performance de l’indice (ordre 1)
  • Les dividendes payés par les composants de l’indice (ordre 1)
  • La fiscalité des dividendes (ordre 2)
  • Le repo implicite des composants de l’indice (ordre 2)
  • Les spreads de liquidité, les tensions de financement en fin de trimestre et en fin d’année (ordre 3)
  • On peut rajouter dans le cas de l’outperforming swap pour les ETF synthétiques, les spreads de financement et les référence de taux entre le TRS indice et le swap de collatéral (cf article précédent). Par exemple, référence de taux 3 mois Libor USD sur le swap indice versus overnight capitalisé sur le basket collatéral (ordre 3).
  • Et enfin les décalages dûs aux ajustements du basket de collatéral qui peuvent occasionner un calendrier de paiement des coupons du swap non synchronisé sur le TRS indiciel (ordre 3).

Honnêtement, il est très difficile de pouvoir quantifier chaque facteur. Je pense personnellement que la raison de la surperformance des réplications synthétiques provient du repo du SP 500 pricé implicitement dans le swap et d’un timing judicieux des traders dans les dates auxquelles sont “rollés” les TRS indiciels pour éviter les effets de “squeeze” de liquidité sur les fins d’années principalement.

A noter que l’indice SP 500 n’étant pas dans le cadre d’application de la règle du 871m, tous les produits dérivés sur cet indice ont un niveau de fiscalité synthétique de 100%. C'est-à-dire aucun impact de la fiscalité des dividendes dans le prix du TRS indiciel.

Lorsque j’ai analysé les données pour les ETF à réplication physique, j’ai pu constater qu’aucune rétrocession du repo des titres n’était transférée dans la performance de l’ETF (et donc à l’investisseur). Ci-dessous, par exemple, un extrait du prospectus de l’ETF IShares SP 500.

Repo ETF SP 500 Physique IShares

Informations ETF SP 500 Physique IShares

ETF synthétiques versus physique - Quels sont les risques?

J’ai régulièrement pu entendre et lire que les ETF à réplication synthétiques étaient plus risqués que les ETF à réplication physique. La réponse est loin d’être aussi évidente et la démonstration n’est pas simple. Sauf si vous êtes ou avez été trader professionnel sur ces instruments dans des banques d’investissement, il y a très peu de chance que vous compreniez toute la mécanique complexe sous-jacente.

Pour faire une réponse complète il faudrait déjà avoir accès aux contrats du TRS indiciel et du swap de collatéral qui sont tous les deux des produits OTC.

Sans donc rentrer dans tous les détails et c’est là juste mon avis, je pense que dans la majorité des cas pour les réplications d’indices actions simple (ie. sans levier) la réplication synthétique n’est pas plus risquée que la réplication physique. Elle est même moins risquée du fait d’une asymétrie des calendriers de paiement de la structure outperforming swap en faveur de la société émettrice de l’ETF (et donc de l’investisseur par répercussion).

Plusieurs compartiments pour chaque ETF SP500

Sur le fichier que vous pouvez télécharger, vous pouvez voir que pour chaque sponsor (IShares, Lyxor, Amundi…), il n’existe pas un mais plusieurs ETF SP 500. Chaque ETF dispose d’un code ISIN et code d’identification propre.

Il faut savoir que pour chaque indice, la société de gestion peut créer plusieurs compartiments à partir d’un fond “parent”. Les ETF sont émis en étant adossés à ces différents compartiments et ont un code ISIN propre mais dépendent du même fonds indiciel.

L’idée est de pouvoir proposer des caractéristiques différentes pour s’adapter à la demande spécifique de certains pays ou clients. Par exemple un prix de cotation dans une devise ou un marché différent, une couverture de la performance en devise ou encore la possibilité de payer des dividendes ou de les capitaliser.

Ci-dessous un exemple des différents compartiments (ETF) possibles pour le fond SP 500 Lyxor.

Compartiments ETF SP500 Lyxor

Compartiments ETF SP500 Lyxor

Critères de sélection pour identifier les meilleurs ETF SP500

La devise de cotation de l’ETF

Le choix de l’ETF le plus pertinent sera différent selon votre devise de référence. Selon que vous soyez en Angleterre, dans la zone euro ou en Suisse cela doit être pris en compte. En effet, si vos liquidités sont en euro, il sera préférable d’acheter un ETF listé dans la même devise. Sinon il vous sera facturé des frais de change à chaque opération ce qui n’est pas optimal.

La liquidité de l’ETF, un paramètre clé

Si vous lisez régulièrement nos articles, vous devez savoir à quel point le critère de la liquidité est important pour nous. Pouvoir vendre et acheter facilement un actif est essentiel surtout pour investir dans les marchés financiers. Éviter donc les compartiments ETF sur lesquels les volumes sont très faibles.

Le corollaire d’une liquidité importante est un coût d'exécution faible (coût de slippage). Pour aller plus loin dans l’analyse, il faudrait faire une analyse statistique pour connaître les fourchettes de prix moyennes (écart entre l’offre et la demande) pour les différents ETF. 

Les données relatives à la liquidité de chaque ETF SP500 sont indiquées dans le fichier à télécharger.

A la vue des calculs, il apparaît que la liquidité de la plupart des ETF est relativement faible en comparaison de ce que nous pourrions observer sur les principales actions du CAC 40 par exemple. Je pense que la liquidité des ETF va augmenter au fur et à mesure de l’adoption dans les prochaines années.

Cette faible liquidité est compensée par la présence de market maker très compétitifs qui offrent une fourchette de prix généralement très correct. Cela vient essentiellement du fait de la liquidité énorme du marché sous-jacent (le S&P 500) et des nombreux produits dérivés (notamment contrats futures sur l’indice). Cela permet grâce à l’activité des hedge funds très haute fréquence d’assurer une concordance des prix très efficiente sur l’ensemble des produits de réplication de S&P500. Ces différents facteurs ont ainsi tendance à minimiser légèrement l’importance de la liquidité pour ce cas très particulier du SP 500.

Pour réduire les coûts d’exécution et disposer de la meilleure liquidité, privilégiez les plages horaires pendant lesquelles les marchés américains sont ouverts. En fin de semaine (vendredi notamment), la liquidité peut être plus importante en raison de l’expiration de nombreux produits dérivés (option et contrats futures). Vous pouvez aussi tout simplement placer vos ordres dans l’enchère de clôture en fin de journée.

Actifs sous gestion de l’ETF

Communément appelé l’AUM (pour Asset Under Management), cette information est très liée à la liquidité de l’investissement généralement. Il s’agit du total des encours du fonds. Plus les montants gérés sont importants plus vous pourrez espérer une liquidité importante et donc des coûts de transaction plus faibles (faible slippage). L’AUM communiqué correspond à la somme agrégée de tous les compartiments du fonds. Pour cette raison il ne s’agit pas de choisir uniquement un fonds avec un AUM important mais surtout le compartiment le plus liquide et l’ETF correspondant.

ETF SP500 avec distribution des dividendes ou capitalisation?

Ma réponse à cette question est sans équivoque : la capitalisation! Il y a depuis quelques années beaucoup de discussions relatives aux dividendes. Beaucoup s’orientent vers des stratégies dans lesquelles l’objectif est de maximiser les dividendes. Cette stratégie est à appliquer avec beaucoup de précautions car elle peut s’avérer sous optimale en matière de fiscalité. 

L’ETF SP 500 doit idéalement être placé dans un Compte titres Ordinaire (CTO)

L’investisseur français dispose de plusieurs options pour investir dans un ETF SP500: 

  • PEA - Plan Epargne Actions
  • CTO - Compte Titres Ordinaire
  • Assurance vie (toutes ne proposent pas la possibilité d'investir en ETF)
  • PER Compte Titres - Plan Epargne Retraite (Tous ne le propose pas les ETF)

A mon sens, le choix le plus pertinent est le CTO. L’alternative serait éventuellement le PEA. Cependant dans une stratégie de long terme le CTO offre une plus grande optimisation. 

La grande différence entre un PEA et un CTO hormis la différence de fiscalité de de 12,8% est la fonction de capitalisation que confère le PEA. En effet, dans un PEA, les paiements de dividendes ou les achats / vente de titres ne déclenchent aucune fiscalité. Seuls les retraits du PEA entraîneront un événement fiscal. Si vous souhaitez en savoir plus sur la fiscalité du PEA, vous pouvez lire notre article sur le sujet.

Le fait de choisir un support capitalisant c’est-à-dire un ETF SP500 dans lequel les dividendes sont réinvestis permet de pallier le défaut principal du CTO.

Exemple numérique d'un ETF SP500 investi dans un CTO

Supposons un investissement d’un montant de 100,000 EUR dans un ETF SP500. Le rendement en dividendes est de 2% annuel. La stratégie est de ne vivre uniquement des dividendes et de laisser le capital s’apprécier sur le long terme.

Supposons pour l’exemple que l’indice SP 500 est stable sur toute la première année.

Hypothèse d’un ETF SP 500 distribuant:

Dans ce cas l’investisseur percevra un dividende de 2,000 EUR (2% x 100,000 EUR). Il subira donc une imposition de 30% (On suppose l’application du prélèvement forfaitaire unique). Soit une imposition de 600 EUR.

Hypothèse d’un ETF SP 500 capitalisant:

Les dividendes étant réinvestis, l'investisseur ne perçoit aucun coupon. Cependant l’ETF va s’apprécier du montant correspondant et le portefeuille sera valorisé en fin d’année 102,000 EUR. Il sera donc tout à fait possible de vendre quelques ETF pour un montant de 2,000 EUR. L’assiette d’imposition dépend ainsi de la partie capital et plus value du montant de la vente. 

Il en résulte une imposition finale de 2,000 EUR x 2% x 30% = 12 EUR

Autant dire une imposition marginale presque négligeable (12 / 2,000 = 0,6% de taux d’imposition réel).

Stratégie long terme et convergence du taux d'imposition

Cet exemple numérique vous montre pourquoi le choix d’un ETF capitalisant est pertinent dans un CTO. Vous comprendrez également que le différentiel du taux d’imposition entre le PEA et le CTO n’a qu’un impact marginal sur l’imposition finale. L’assiette d’imposition est le paramètre clé ici. Le taux d’imposition réel va évoluer dans le temps année après année. 

Dans l’hypothèse où l’indice SP 500 s’apprécie sur le très long terme, la fiscalité des retraits correspondant aux dividendes que vous réaliserez va lentement converger vers le taux de prélèvement forfaitaire unique de 30% (PFU). 

Ci-dessous une simulation numérique avec l’hypothèse d’un SP 500 s’appréciant de 6% par an en moyenne avec un taux de rendement en dividendes de 2% fixe. Un montant correspondant aux seuls dividendes est vendu tous les ans. Vous voyez que le taux d’imposition réel avec cette stratégie d’investissement est relativement faible. Le différentiel entre la fiscalité PEA et CTO n’est pas significatif. 

ETF SP500 CTO versus PEA Simulation fiscalité

ETF SP500 CTO versus PEA Simulation fiscalité

Comparatif fiscalité ETF SP500 CTO versus PEA

Comparatif fiscalité ETF SP500 CTO versus PEA

Stratégie long terme et consensus d'optimisation

L’avis que je présente ici est purement personnel. D’après les précédents résultats, certes l’imposition est plus faible dans le PEA. Investir dans un ETF SP500 dans votre PEA n’est clairement pas un mauvais choix. Cependant je préfère réserver mon PEA aux actions françaises investies en direct comme nous l’avons expliqué dans un autre article.

Le choix du CTO pour investir dans un ETF SP500 me semble optimum car la fonction capitalisante de l’ETF permet comme nous l’avons vu d’être une solution au principal défaut du CTO. Etant donné que nous cherchons à mettre en place une stratégie très long terme c’est-à-dire ne jamais devoir vendre notre position ETF et n’utiliser que les dividendes il est important de prendre en compte les problématiques successorales (il n'est pas possible de démembrer ou de faire une donation d'un PEA par exemple). 

Contrairement à de nombreuses idées reçues le CTO peut être un outil puissant de transmission de patrimoine et valide ce choix pour investir dans un ETF SP500.

Remarque:

Certains évènements peuvent être très difficile à appréhender sur le long terme pour les ETF. Il s'agit des risques de fusion, absorption ou dissolution d'un ETF. Cela peut avoir pour conséquence la vente forcée de votre position avec le déclenchement d'un évènement fiscal pour les plus values latentes dans un CTO.

L'acquisition de Lyxor par Amundi peut entraîner de tels évènements. Une analyse au cas par cas est donc parfois nécessaire selon la stratégie d'investissement que vous souhaitez mettre en place.

Eligibilité PEA de l’ETF SP 500

Comme cela a été expliqué dans le paragraphe précédent, l’éligibilité de l’ETF SP 500 dans le PEA n’est pas un critère décisif dans notre processus de sélection. C’est un argument avant tout commercial (comme pour l'ETF d'Amundi PE500 - code ISIN FR0013412285).

Aléa Moral et ETF synthétique

Si vous avez lu l'article dans lequel je décris les problématiques morales liées notamment aux ETF à réplication physique, vous comprendrez facilement pourquoi je préfère les réplications synthétiques. C’est plutôt une bonne nouvelle car ces ETF sont ceux qui offrent les meilleures performances. Ainsi vous ne donnez pas vos droits de vote aveuglément.

Faut-il choisir un ETF SP 500 avec une couverture en devise?

Chacun doit investir selon ses objectifs et selon ses risques. Investir sur l’indice SP 500 vous expose de facto à la devise américaine. A vous de juger votre degré de confort avec ce facteur de risque. Personnellement, je recommande toujours la simplicité lorsque c’est possible. C’est-à-dire aucune couverture en devise.

Un ETF avec couverture de devise aura de facto un coût de réplication supérieur à un ETF sans hedge. De plus, il y a fort à parier que la liquidité du compartiment de l’ETF avec hedge en devise sera beaucoup plus faible que celle de l’ETF sans hedge.

Votre choix d'ETF SP500 doit prendre en compte l'arbitrage pour mesurer ce subtil équilibre entre couverture d’un risque versus coût additionnel associé à une liquidité plus faible.

Le meilleur ETF SP 500 pour un CTO: BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR C - ESE

Accéder à l'intégralité des données de l'article et au classement des meilleurs ETF S&P 500.

Après application des différents critères de sélection précédemment énnoncés:

  • Réplication synthétique
  • Devise de cotation dans la devise de l’investisseur
  • Dividendes réinvestis
  • Liquidité suffisante
  • AUM importante
  • Faible déviation de la NAV par rapport au benchmark
  • Réplication sans hedge de devise
  • Eligibilité PEA

Le meilleur ETF pour un investisseur européen (pays de la zone euro) est l’ETF BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR C dont le code est ESE (ISIN FR0011550185 ) et listé sur Euronext Paris. Si l’investisseur préfère investir en USD le code de l’ETF sera ESD (ISIN FR0011550680).

Je tiens à rappeler que cette analyse est entièrement indépendante  et repose sur des données quantitatives. Je n’ai jamais travaillé pour BNP mais j’ai souvent travaillé avec eux en tant que contrepartie lorsque j’étais trader en banque  d’investissement. 

Notre sélection des meilleurs ETF SP 500 est complété par

  1. Xtrackers S&P 500 Swap UCITS ETF 1C (code D5BM - ISIN LU0490618542)
  2. Amundi S&P 500 UCITS ETF- EUR C (code 500 - ISIN LU1681048804)

Nous n'avons pas sélctionné les ETF de Lyxor (LU0496786574) qui sont majoritairement distribuant et présentent une "tracking difference" plus importante.

Retrouvez l'ensemble des données ayant servit à la réalisation de cette analyse en cliquant ici.

Meilleurs ETF S&P500 pour le PEA (investisseur français)

Voici notre sélection dans le cas particulier d'un investisseur français souhaitant investir dans un ETF S&P 500 au travers de son PEA. À noter que l'on retrouve le même ETF SP500 de BNP en première place.

  1. ETF BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR C (code ESE - ISIN FR0011550185)
  2. Amundi ETF PEA S&P 500 UCITS ETF - EUR (code 500 - ISIN FR0013412285)
  3. Lyxor PEA S&P 500 UCITS ETF - Capi. (code PSP5 - ISIN FR0011871128)

Cerise sur le gâteau - Prêt in fine nantissement avec BNP

L’optimisation de son patrimoine avec l’ingénierie financière est un outil puissant. Le nantissement de ces portefeuilles avec l’objectif de réaliser un prêt in-fine par exemple en fait partie. Certaines banques refusent cependant de nantir des portefeuilles composés d’ETF pour des raisons de liquidité et de risque de contrepartie additionnels.

Si vous choisissez l’ETF SP 500 de BNP et que vous souhaitez réaliser une opération de nantissement de ce portefeuille avec BNP vous aurez, je pense, de plus grandes chances de voir votre dossier accepté.

Une analyse complète a également été réalisée pour déterminer quel est le meilleur ETF Nasdaq 100.

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Xuo 2022-04-04 15:34

Bonjour, je m’interroge sur l’assiette d’imposition d’un ETF SP 500 capitalisant dans le cadre d’un CTO. J’ai bien compris que seule la plus-value est imposable, mais concrètement, un prélèvement de 30 % (pfu) sur la vente de l’ETF est effectué (ce que j’ai compris de la part de mon intermédiaire financier). Merci pour vos précisions. Cordiales salutations.

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Franck Béon 2022-04-04 15:35

Bonjour, Merci pour votre commentaire Votre intermédiaire financier a du soit mal comprendre votre question soit vous a donné une mauvaise information. L’assiette imposable sur laquelle s’applique la flat tax de 30% correspond à la plus value (s’il y en a une) uniquement. Cet article pourra répondre plus précisément à votre question avec des exemples concrets https://alpha-blu.com/blog/fiscalite-pea-peapme En espérant que cela réponde à votre question

Laurent 2022-04-04 15:34

je viens de prendre connaissance de votre article sur les ETF que j’ai trouvé très enrichissant cependant vous privilégiez l’investissement sur CTO plutôt que PEA mais vous ne faites pas le comparatif avec celui-ci dans une assurance vie. Quel serait votre avis/retour pour un investissement DCA en assurance vie sur un ETF SP afin de réduire la fiscalité ? Quel serait votre conseil pour réduire la fiscalité ? Merci par avance de votre retour,

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Franck Béon 2022-04-04 15:34

Bonsoir, Merci beaucoup pour votre commentaire ainsi que pour votre email. C’est une question très pertinente que je n’ai pas abordée volontairement dans l’article. L’avantage de l’assurance vie aujourd’hui est quasiment exclusivement successoral. En effet, la fiscalité sur les plus values même après 8 ans est très proche d’un CTO (qq différences subsistent selon la date d’ouverture des contrats). Par contre la grande différence entre l’AV et le CTO est le coût ! Une assurance vie n’est pas gratuite et le coût annuel sur les fonds proposés est généralement rédhibitoire (3% voire plus). Certains assureurs offrent la possibilité d’investir en ETF mais rares sont ceux qui vous proposent des ETF que je qualifie de pertinents (c’est-à-dire avec de faibles frais). A cela s’ajoutent les frais de l’assureur (généralement 1%). Pour résumer, avant d’investir dans une assurance vie, il est indispensable de calculer l’impact fiscal successoral. C’est-à-dire savoir concrètement combien vos héritiers bénéficiaires des contrats économiseraient en Droits de succession. Ensuite, il faut calculer le coût annuel de vos assurances vies pour avoir une idée précise du coût annuel de l’avantage successoral que vous pourrez obtenir. La conclusion à laquelle je suis parvenue en modélisant mathématiquement l’ensemble de ces produits est qu’une assurance vie en dessous de 55 ans n’a pas vraiment de sens financier sauf pour des cas très spécifiques (successions indirectes par exemple). Il faut prendre en compte d’autres subtilités qui sont rarement mentionnées comme les prélèvements sociaux qui s’appliquent sur les plus values latentes au moment du décès sur les assurances vies alors qu’il n’y en a pas pour les CTO. Dans les structurations de patrimoine que je propose à mes clients j’arrive à des optimisations successorales plus intéressantes avec le CTO qu’avec l’assurance vie avec l’application d’autres règles et surtout des coûts proches de zéro. Il y a une réelle stratégie pré et post successorale à adopter. Il est important de savoir que les assurances vies sont une manne pour l’industrie financière mais pas pour les épargnants. Les intérêts ne sont pas alignés. En souscrivant à une assurance vie vous prenez également un risque crédit (celui de l’assureur). Pour répondre plus précisément à votre question il faudrait que je fasse une analyse fine de votre situation car chaque cas est différent et donc une stratégie pertinente pour une personne ne le sera pas forcément pour une autre. D’où l’importance de faire tous les calculs pour obtenir la meilleure solution pour chaque personne.

Nicolas 2022-04-04 15:28

Bonjour, – Pourquoi chercher des raisons alambiquées à la surperformance des ETF synthetiques répliquant le S&P500 ? Lyxor indique noir sur blanc que c’est lié au fait que les etf physiques sont assujettis à une retenue à la source. Blackrock indique la même chose et a depuis lancé son ETF synthetique. Ceci après avoir vilipendé Lyxor pendant de nombreuses années pour utiliser cette méthode de réplication et avoir contribué à l’abandon progressif de la réplication synthétique, désormais largement minoritaire. – La performance du prêt de titres est bien transférée à l’investisseur sur l’Ishares S&P500, à hauteur des 2/3 si mes souvenirs sont bons comme pour tous les ETF ishares. Le montant affiché est nul simplement car cet ETF fait très peu de prêt de titres et que prêter des titres du S&P500 ne rapporte que des miettes.

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Nicolas 2022-04-04 15:29

Autres remarques : – Sur la liquidité, vous indiquez bien les facteurs en présence mais vous surestimez l’impact des volumes. Ce qui fait avant tout la liquidité d’un ETF c’est le sous-jacent, c’est vraiment le critère le plus important car c’est celui qui jouera très loin devant les autres en cas de tensions. Et ensuite viennent les market makers et le volume. Certains émetteurs animent mieux leurs ETF que d’autres, ainsi un ETF avec un volume plus faible peut paradoxalement avoir un bid-ask spread plus faible que son concurrent aux volumes pourtant plus élevés. – Il est vrai que l’ETF au TER le plus bas n’est pas forcément le meilleur. Mais je pense qu’il est aussi erroné de dire que l’ETF au tracking difference le plus faible est le meilleur. Ce qui suit s’applique davantage aux indices plus larges : >1000 titres. 1) la réplication physique passe alors souvent par du sampling. Ce sampling peut donner lieu à un tracking difference positif, mais est-ce vraiment le signe d’une meilleure réplication que l’ETF qui parvient à répliquer parfaitement son indice ? 2) Un ETF faisant du prêt de titres peut bénéficier d’un gain de performance significatif (jusqu’à +0,5% selon les indices). Cet ETF sera peut-être plus performant mais prend aussi plus de risque, donc difficile de dire qu’il est meilleur. 3) Les ETF baissent régulièrement leur frais. Ainsi une comparaison à 3 ans et plus n’a souvent plus aucun sens. Une comparaison à 1 an est souvent noyée dans le bruit tant les différences sont faibles.

Franck Béon 2022-04-04 15:30

Bonjour, Merci pour votre commentaire détaillé. Je vais essayé d’y répondre point par point. – Pourriez vous détaillés quelles raisons vous semblent alambiquées pour les ETF synthétiques? car la méthodologie détaillée ici est celle utilisée par les traders lorsqu’ils doivent faire le pricing de ces produits. Deux articles d’explication avaient été écrit pour décrire le fonctionnement des ETF synthétiques si vous le souhaitez. https://alpha-blu.com/blog/faut-il-investir-via-des-etf-trackers-analyse-dun-professionnel-1-2 https://alpha-blu.com/blog/faut-il-investir-via-des-etf-trackers-analyse-dun-professionnel-2-2 Je suis d’accord avec vous que souvent les ETF synthétiques ont été critiqués souvent par manque de compréhension de leur fonctionnement. Pour ce qui est de la part de marché des ETF synthétiques les données sont quelque peu biaisées. En effet le très gros marché des ETF (et le marche Equity) reste le marché US sur lequel les réplications sont quasiment exclusivement physiques. Dès lors que l’on sort des US la répartition change très fortement. – Pour ce qui est de l’activité de prêt de titres sur le S&P500 cela rapporte plus que des miettes. C’est d’ailleurs une des caractéristiques du marché US par rapport aux autres marchés dans le monde. L’activité est très concentrée sur le cash Equity et sur le stock loan. Le marché du stock loan aux US est un petit monde assez fermé. Il nécessite pour les banques une structure de Broker Dealer capitalisée en local aux US, un accès à loanet (le soft spécifique) et tous les traders sur place aux US. Très difficile aussi dans la réalité de réaliser un split de pnl car une partie doit être consacrée aux coûts de structure, bonus des trader etc. Très difficile à vérifier en réalité combien de pnl est généré par ces desks. D’expérience je peux vous assurer que ce n’est pas négligeable.

Franck Béon 2022-04-04 15:31

Merci pour votre commentaire cela fait plaisir de voir des remarques argumentées 😀 Pour répondre point par point – Entièrement d’accord sur votre remarque concernant la liquidité! C’est d’ailleurs pour cela que nous recommandons un nombre d’ETF relativement restreint (le SP500 en faisant parti). Nous avions détaillé cet aspect de la liquidité dans l’article suivant https://myalternativeinvestor.com/faut-il-investir-via-des-etf-trackers-analyse-dun-professionnel-2-2/ La synthèse étant de privilégier des ETF répliquant des indices sur lesquels vous avez des produits dérivés liquides (contrats futures) ce qui permet une meilleure efficience dans les prix et des spread généralement plus faibles. – Point très intéressant que vous soulevez ici concernant surtout les indices à base très large. Il est effectivement difficile de faire une règle générale pour le choix de tous les ETF. La méthode de réplication va avoir des conséquences directes dans la qualité de réplication de l’indice souhaité. 1/ La méthode de réplication en stratified sampling est vraiment particulière. Nous aurons l’occasion de développer cette méthode de réplication dans un article technique sur les ETF obligataires. C’est effectivement sur la catégorie des ETF obligataires que cette stratégie est à mon sens la plus pertinente. Donc effectivement comme vous le soulignez justement, notre objectif en sélectionnant le meilleur ETF n’est pas de se fier uniquement à la tracking différence (surtout si nous comparons des ETF à réplication physique pour un indice à base large). L’objectif est véritablement de trouver l’ETF qui réplique le mieux son indice sous-jacent! Nous ne souhaitons pas de gestion active / discrétionnaire fut elle marginale pour extraire de l’alpha et ainsi offrir une éventuelle sur performance. Ce n’est pas ici l’objectif. Et je vous remercie de souligner ce point important. En reformulant nous pouvons dire que l’objectif est d’identifier l’ETF qui réplique son indice sous jacent le plus précisément possible avec le moins de frais (plus d’autres critères tels que mentionnés dans l’article). 2/ A moins que cela ne soit mentionné dans le prospectus de l’ETF , rien n’empêche un sponsor de réaliser du prêt de titres sur l’inventaire d’un ETF à réplication physique. A ma connaissance je n’ai pas vu d’ETF à réplication physique s’interdisant le prêt de titres. Cela existe surement mais ce n’est pas la majorité. Il faut donc partir du principe que si cela n’est pas mentionné alors cela est possible. Pour ce qui est de la mise en pratique, tout ce qui est prêt de titres dans les fonds (comme les ETF) est très encadré en Europe. Le montant des rétro-commissions au fonds est bien stipulé également. 3/ Effectivement la tendance est à la baisse des frais sur le long terme. Cette tendance est générale ce qui permet de corriger sur le long terme les impacts lorsque l’on fait des comparaison à supposer que les modifications des frais soient dans le même sens pour tous et interviennent dans des intervalles de temps proches pour limiter le bruit. Encore merci pour vos remarques pertinentes

Nicolas 2022-04-04 15:32

Merci. Pour vous répondre : – Pour la surperformance des ETF synthétiques vs physiques sur le S&P500 vous dites : “Honnêtement, il est très difficile de pouvoir quantifier chaque facteur. Je pense personnellement que la raison de la surperformance des réplications synthétiques provient du repo du SP 500 pricé implicitement dans le swap et d’un timing judicieux des traders dans les dates auxquelles sont “rollés” les TRS indiciels pour éviter les effets de “squeeze” de liquidité sur les fins d’années principalement.” -> Non, la surperformance est principalement fiscale : absence de withholding tax vs 15% pour l’Ishares S&P 500 physique domicilié en irlande. Tout simplement. – Oui aux US, mais même en Europe la réplication synthétique est désormais largement minoritaire (15% des AUM en ETF en 2018). Même Lyxor qui était un fervent défenseur de la réplication synthétique s’est résolu à convertir massivement ses ETF pour satisfaire la demande des clients. Aujourd’hui la majorité de ses AUM sont physiques ( 80% en 2019). La bataille d’Ishares était davantage commerciale que scientifique oui, l’avantage malgré tout c’est que depuis les règles ont été renforcées et les 2 types de réplications sont plus sûres. Mais je pense que les anciens leaders européens du synthétique souffrent encore aujourd’hui du travail d’Ishares. Dommage on se retrouve avec un américain leader sur notre marché. – La gamme Lyxor CORE s’interdit de faire du prêt de titres. Cela explique sans doute en partie pourquoi ces ETF ont rarement la TD la plus basse alors qu’ils ont des TER très bas. Est-ce qu’ils sont par conséquents moins bons ? pas sûr. Par ailleurs de nombreux acteurs ont des règles plus strictes sur le prêt de titres que ce qu’impose la législation. Ainsi ils ne prennent pas tous le même risque sur leur programme de prêt de titres et ne reçoivent donc pas tous la même performance. Il me semble aussi que la redistribution des revenus du prêt de titres dépend des émetteurs. Il y a un plancher à respecter mais certains sont plus généreux que d’autres. – Pour les frais il y a un mouvement global vers le bas bien sûr, mais il y a parfois de grosses différences. Par ex l’Ishares EM (IEMA) était à 0,68% jusqu’à l’année dernière, il vient de passer à 0,18%. Amundi quant à lui est à 0,2% depuis de nombreuses années. Enfin bon de toute façon ma conclusion c’est que tout ça est intéressant pour les geeks comme nous, mais les particuliers devraient plutôt s’interesser à leur allocation d’actifs plutôt que de passer des heures à choisir le fournisseur de leur S&P 500 (ce que je vois régulièrement).

Franck Béon 2022-04-04 15:33

Merci pour votre réponse détaillée – Entièrement d’accord que la sur performance des ETF physiques versus synthétique provient de l’impact fiscal. La fiscalité des dividende est le principal centre de coûts des ETF en général (cf. https://alpha-blu.com/blog/faut-il-investir-via-des-etf-trackers-analyse-dun-professionnel-1-2). La notion de timing dans le roll des TRS est pour justifier la sur-performance des réplications qui permet de compenser même une partie des frais de gestion. Car le prix d’un TRS S&P500 peut varier fortement dans l’année de plusieurs dizaines de points de base parfois et selon votre sens mieux vaut éviter les fins d’année ou les semaine d’expiration trimestrielles pour diminuer les risque de volatilité d’une année sur l’autre. – La concentration des acteurs dans le domaine et l’adoption importante de la réplication passive au travers des ETF permet effectivement aux acteurs du marché d’atteindre la taille critique pour changer leur mode de réplication de synthétique à physique et je déplore comme vous que ce soit un américain leader sur notre marché avec les conséquences que cela implique… Voici un autre article qui peut vous plaire que je souhaite partager avec vous sur les problématiques “morales” que je vois aux ETF physiques. Avec grand plaisir pour avoir votre retour. https://alpha-blu.com/blog/lalea-moral-ou-pourquoi-il-faut-se-mefier-des-etf – Merci pour cette précision concernant la gamme Lyxor Core. Effectivement le règlementation européenne est très stricte sur le sujet et prévoit des taux de redistribution plancher. Les autorités sont assez regardantes sur le sujet (cf https://www.lesechos.fr/finance-marches/gestion-actifs/natixis-ecope-dune-amende-de-3-millions-deuros-1135100). – Effectivement les particuliers devraient prendre conscience de l’importance d’investir un patrimoine. L’éducation financière étant ce qu’elle est en France, nous développons des outils pour mettre à disposition ce savoir, cette recherche et les conseils adaptés pour optimiser son patrimoine selon le profil de chacun. Le bon produit est important sans oublier l’optimisation fiscale et une stratégie pré et post successorale optimale. Très bonne soirée à vous

WBY 2022-04-04 15:27

Bonjour, Trés belle analyse, montrant qu’il est possible d’optimiser au maximum les avantages pour les investisseurs européens. Cependant, je n’ai pas bien compris l’évaluation des risques relatifs à l’investissement dans un ETF synthétique et je suis convaincu que même les diplômés de grandes écoles qui les ont construit ne comprennent pas vraiment comment ce type de produits peuvent réagir dans des conditions de marchés extrêmes (souvenez vous des Bonds ETFS pendant la crise COVID par exemple). L’investisseur passif, par définitions doit avoir une vision très long terme, son allocation de capital doit être fiscalement optimale certes mais aussi capable de tenir le cap sous n’importe quelle condition de marché. N’est il pas plus judicieux d’accepter un minimum de dividend leakage en privilégiant la simplicité d’un ETF Physique ? La simplicité qui doit être cœur de tout investisseur passif. Partant de ce principe, peut-être que les performances des ETFs physique et synthétique ne sont simplement pas comparables car les sous-jacents font partie de deux classes d’actifs totalement différentes, il s’agit au final d’actions comparées à des options/SWAP (même en partie) … A méditer. Merci pour votre article.

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Franck Béon 2022-04-04 15:28

Bonjour et merci beaucoup pour votre commentaire pertinent. Je vais essayer de vous faire une réponse claire et complète à vos différentes questions. Je vous confirme que dans les salles des marchés des grandes banques tous les traders n’ont pas ce niveau de compréhension. Mais à leur décharge ce n’est pas ce qui leur est demandé par leur hiérarchie. Les activités sont tellement cloisonnées que les traders doivent réaliser des fonctions bien spécifiques et disposent de nombreux outils qui ont été développés pour eux. Tout cela limite donc la portée des questions qu’ils sont amenés à se poser hélas. Cependant les banques d’investissement opérant dans ces activités (comme BNP ou Société Générale par exemple) sont très compétentes dans la compréhension des risques inhérents à ces produits (et risque de contreparties). L’exemple que vous mentionnez est celui des ETF obligataires qui sont très différents et beaucoup plus complexes que les ETF Actions. J’aurai l’occasion d’écrire quelques articles techniques sur le sujet des ETF obligataires prochainement. Les problèmes liés aux ETF obligataires proviennent de la faible liquidité des sous-jacents et des méthodes de réplication telle que le stratified sampling. Ces ETF réagissent effectivement moins bien lors de fortes volatilités (décorrélation prix de l’ETF versus NAV). Pour ce qui est du choix vers lequel doit se tourner un investisseur entre ETF physique ou ETF synthétique. La simplicité de l’ETF physique n’est qu’apparente en réalité. Comme le disait si justement Frédéric Bastiat, il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. En effet, les actions achetées pour une réplication physique ne “dorment” pas paisiblement dans les comptes du dépositaire de l’émetteur de l’ETF. L’inventaire des actions constitué par les ETF physiques est utilisé pour d’autres opérations. On peut citer par exemple les opérations de stock loan (repo). Ces opérations sont tout à fait possibles sauf si cela est stipulé précisément dans le prospectus de l’ETF. L’argent ne dort jamais. Ces opérations sont des opérations qui reposent sur des produits dérivés (tout comme les ETF synthétiques). Même si des opérations de SLB (Stock Loan and Borrow) sont généralement des transactions en “open” (c’est à dire recallable le lendemain), cela reste un produit dérivé avec les risques associés. D’expérience, je peux vous assurer que lorsque Lehman Brothers a fait faillite nous étions en risque de contrepartie sur tous les produits dérivés incluant les transactions SLB. Donc sans aller plus loin dans les détails on peut dire d’une certaine façon que les ETF à réplication physique n’ont de” physique” que le nom et qu’indirectement il y a des produits dérivés sous-jacents. Toutes cette complexité est invisible pour l’investisseur mais pour le choix j’irai personnellement vers un ETF synthétique car je les considère plus intéressants et même plus sécuritaires (du fait de l’asymétrie du swap par rapport à un marché baissier). Enfin je rajouterai l’argument moral que je décris dans cet autre article https://alpha-blu.com/blog/lalea-moral-ou-pourquoi-il-faut-se-mefier-des-etf Il existe cependant des ETF pour lesquels l’émetteur s’interdit de faire du prêt de titres. On peut citer par exemple la gamme Lyxor CORE. Pour ces ETF le risque est donc réellement moindre puisque vous supprimer le risque lié aux activité de prêt de titres. En espérant que cela réponde à vos questions Cordialement

Geoffroy 2022-04-04 15:26

Bonjour, Encore un super article, très bien argumenté et documenté. Ça fait plaisir de voir un vrai travail de recherche plutôt qu’un énième post ressassant des informations qui sont dans le meilleur des cas, simplifiées à l’extrême, dans le pire, complètement fausses. J’attends vos prochains articles avec impatience ! Avez-vous prévu de faire un ou des articles qui compléteraient celui-ci, avec un exemple de portefeuille CTO (qui comprendrait donc l’ETF SP500 présenté ici, plus d’autres, choisis avec la même rigueur que dans cet article) ? Cordialement

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Franck Béon 2022-04-04 15:26

Bonjour, Merci beaucoup pour votre commentaire. Effectivement, d’autres articles de recherches vont suivre pour proposer une méthodologie complète et optimale pour construire un CTO selon ses objectifs propres. L’ensemble sera intégré au robot advisor que nous développons. La notion d’indépendance est très importante pour nous dans le but de créer une véritable proposition de valeur différente de ce qui existe aujourd’hui sur le marché. Bien cordialement

Sam 2022-04-04 15:22

Bonjour Franck, Bravo pour votre site et vos analyses. En effet c’est très poussé il faut lire les articles plusieurs fois 😀 Une question quant à la fiscalité des ETF : il n’y a pas de retenue à la source lors des distributions de dividendes ? Oserais-je vous demander votre avis sur l’ETF LU1812092168 (SEL) pour un PEA ? Il n’est pas évident de pousser l’analyse aussi loin que vous 🙂 C’est un ETF distribuant synthétique. Mais je crois que vous déconseillez les ETF qui offre une diversification trop mince. Enfin, concernant votre stratégie de se rémunérer par la vente plutôt que par des dividendes distribués, est-ce que cela ne pose pas un problème au bout de quelques temps ? Je veux dire quand la quantité (nombre de titres) diminue au bout d’un moment on a plus rien à vendre ?

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Franck Béon 2022-04-04 15:23

Bonjour, Merci pour votre question tout à fait pertinente! J’ai fait un calcul rapide sur la base des informations que j’ai pu récupérer sur le site de STOXX (https://www.stoxx.com/withholding-taxes). Notamment pour les niveaux de fiscalité des dividendes par pays utilisés par le sponsor indiciel. J’ai également récupéré la répartition géographique de l’indice. Donc en réalisant un calcul approximatif en supposant un rendement en dividende de l’indice de 4% et une répartition homogène de ce rendement entre les différents pays on peut faire le calcul suivant: La taux de fiscalité composite des dividendes de l’indice est de 20,3% environ. Soit un impact de 82bp (20,3% x 4%). Ensuite, on corrige cet impact de la sur-performance de l’ETF sur l’indice de référence Net Total Return sur 10 ans (soit 10bp). Si on choisi une période de 5 ans la sur-performance est de 19bp (voir le lien ci dessous pour les données) https://www.lyxoretf.fr/fr/instit/produits/etf-actions/lyxor-stoxx-europe-select-dividend-30-ucits-etf-dist/lu1812092168/eur Cela signifie que le coût réel d’un investisseur qui achète cet ETF est en réalité entre 63bp et 72bp (0,63% et 0,72% selon la période considérée) par rapport à l’indice Gross Total Return. Il n’y a (en général) pas de retenue à la source sur les distributions des trackers car ils répliquent dans la grande majorité des cas des indices Net Total Return. De fait la retenue à la source est déjà intégrée en amont dans la performance. Concernant la stratégie de rémunération entre vente de titres ou dividendes cela dépend effectivement de la taille initiale du portefeuille. Mais cela ne devrait pas poser de problème si la quantité d’ETF est de plusieurs centaines. En espérant que cela réponde à vo différentes questions 🙂

Alex 2022-04-04 15:22

Bonjour et merci pour toutes vos analyses très instructives. Je me construit actuellement une stratégie sur du très long terme. J’aurais voulu mixer PEA et CTO. Mon souci est que je n’ai pas un “gros” budget. Je fais avec mon épargne pour environ 500€ par mois. A ce rythme là impossible pour moi d’aller sur des actions en direct sur mon PEA (actions pour la plupart trop cher, ou ne me permettant pas de DCA en achetant l’identique tous les x mois). Je pense donc être obligé d’aller sur mon PEA avec des ETF. Pensez-vous réaliser une étude sur des schémas de ce type, dits pour “petits moyens” pour lesquels il n’est pas possible de diversifier en achetant des actions ? Je pensais acheter des ETF pour m’exposer aux US et des actions pour des boites Françaises. Dans cette optique serait-il judicieux de prendre des ETF US sur PEA et actions sur CTO ? En sachant que pour le CTO j’ai encore le choix entre ETF chez broker classique ou fractions d’action chez broker nouveau (je n’ai pas trouvé d’infos sur votre site sur des comparatifs de brokers qui proposent des achats de fractions d’action). Merci d’avance pour vos conseils

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Franck Béon 2022-04-04 15:23

Bonjour Merci beaucoup pour votre message. Pour répondre à vos questions je pense tout d’abord qu’avec une épargne régulière de 500 EUR par mois il est possible de s’orienter vers des actions en direct sur votre PEA. Cela fait un capital annuel de 6000 EUR ce qui vous permet de construire un portefeuille bien diversifié. Si vous le souhaitez vous pouvez vous inspirer du portefeuille PEA que je propose https://myalternativeinvestor.com/fichier-portefeuille-pea/ Les arbitrages PEA / CTO varient selon les stratégies d’investissement souhaitées et la capacité d’épargne. Ces facteurs seront intégrés au robot advisor qui est actuellement en cours de développement. Pour ce faire il faut prendre également en compte la stratégie pré et post successorale. Donc la réponse n’est pas évidente et dépend de votre âge, de votre patrimoine et de vos héritiers potentiels. Pour résumer, je ne recommande pas d’investir dans des actions en direct en dehors du PEA (qui est capitalisant) lorsque l’on a un patrimoine financier inférieur à quelques centaines de milliers d’euros. Il est plus optimal de garder le CTO pour certains ETF capitalisants spécifiques (dont l’ETF S&P 500) et construire un portefeuille diversifié dans le PEA avec des actions françaises en direct. Donc Actions françaises dans PEA – ETF US dans CTO. Ne vous embêtez pas à acheter des fractions d’actions chez de nouveaux brokers. Restez sur un simple ETF SP500 est le plus optimal. Choisir des actions individuelles est généralement plus risqué qu’une exposition indicielle et votre espérance de rendement sera plus faible à long terme (à profil de risque normalisé). Très cordialement

Alex 2022-04-04 15:25

Merci pour votre retour. Mon souci est que si je pars sur le principe (hypothétique) que je mets 50% PEA 50% CTO, ca me donne 3000€ par mois sur PEA. Et par rapport à votre fichier Excel portefeuille PEA, j’ai donc quelques actions à acheter 1, 2 ou 3 fois par an, donc pas extra pour du DCA car pas vraiment régulier, mais à la rigueur. Par contre pour certaines valeurs (notamment LVMH et Hermes), je suis sur un investissement respectif d’une action tous les deux ans et d’une action tous les 6 ans… Je peux donc supprimer Hermes du portefeuille, je suis déjà plus cohérent, mais en l’occurence, la 1er action (Téléperformance) je reste à une action tous les 4 ans. L’Oréal et LVMH restant à environ une action par an. Pensez-vous dans ce schéma qu’il est toujours intéressant d’investir sur des actions en direct sur quelques valeurs en DCA, sachant que certaines ne sont à acheter qu’une fois par an ? Autre point svp, concernant les invests sur CTO, vous n’avez pas encore d’exemples de portefeuille de type ? S&P 500 + d’autres ETF qui compléteraient bien ? Merci

Jean 2022-04-04 15:19

Bonjour, Bravo pour tous les articles sur votre site, tous très pertinents et qui diffèrent de ce que l’on trouve en général sur internet. Je partage votre site à tous mes proches. Continuez à publier de nouveaux articles très bien argumentés. Merci encore, Jean

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Franck Béon 2022-04-04 15:20

Bonjour, Merci beaucoup pour votre message 🙏 Merci également pour le partage de notre site à vos proches Il va y avoir prochainement une refonte complète de notre site internet pour présenter les sujets et les développements en cours N’hésitez pas à nous faire part des sujets ou des questions d’investissement que vous souhaiteriez que l’on aborde Bien cordialement Franck

Jean 2022-04-04 15:21

Bonjour Franck, Merci pour ton retour. Serait-il possible d’aborder l’investissement immobilier en France, en particulier sur le meilleur choix en terme d’investissement (LMNP, location via la loi PINEL, etc…), ou du moins les avantages et inconvénients de chaque type d’investissement. Comment optimiser la fiscalité lorsqu’on commence à avoir plusieurs biens immobiliers en France ? Merci pour ton aide précieuse, Cordialement, Jean

Franck Béon 2022-04-04 15:22

Bonjour Jean, Merci pour votre message. Je vais essayer d’y apporter une réponse rapide en attendant de travailler plus précisément chacun de ces thèmes. Déjà de façon générale tout ce qui est immobilier de défiscalisation et défiscalisation en général il faut oublier. Ces produits n’ont aucun intérêt et ne servent que les intérêts de tous les intermédiaires et de l’Etat mais absolument pas ceux de l’épargnant. Ensuite pour ce qui est de l’investissement immobilier en général, le sujet est très très vaste et les stratégies multiples. J’ai commencé à aborder certaines problématiques dans les articles de la section “immobilier” du site. Pour vous partager ma stratégie personnelle: J’ai fait surtout du LMNP en France et un peu de location nue. Les biens se situent tous à Paris. J’ai également acheté à l’étranger (New York, Ukraine). Les revenus fonciers étrangers sont une source de revenus très intéressante. Dès que les biens en France sont remboursés je les revend pour investir l’intégralité de la vente dans les marchés financiers (CTO, PEA…). Je peux ensuite les nantir pour acheter à l’étranger à nouveau et diversifier en zone géographique et en devise dans des villes où je me projette de passer quelques mois par an dans quelques années. L’intégralité des revenus est ainsi optimisé fiscalement et diversifié. En espérant que cela puisse répondre à vos questions :-). Bien cordialement Franck